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Paroles de lecteurs« Une utopie de nourrir 60 vaches laitières avec des arbres fourragers »

Si utiliser les feuilles des arbres comme complément fourrager pour les vaches revient au goût du jour, en particulier durant les étés secs, cette pratique ne semble pas convaincre les lecteurs de Web-agri, qui jugent qu'elle ne permet d'alimenter que peu d'animaux.

 

Selon Patrice Brachet, c'est « vendre du rêve car nourrir 60 vaches laitières avec des rameaux d'arbres... »

Lau nuance : « L'article est intéressant ». Mais, il rejoint @Patrice Brachet : « Ce n'est pas adapté à la réalité des élevages aujourd'hui. » « Peut-être est-ce à réserver à de petits troupeaux caprins ou ovins ? », suggère-t-il.

Vendre du rêve...

« Pas adapté à la réalité des élevages »

... pour terminer paraplégique.

Popeye76 reconnaît que, « pour lutter contre le changement climatique, il faut planter des haies dans les champs : ainsi, les animaux ont de l'ombre en cas de forte chaleur et peuvent s'abriter des averses. Alors oui, autant mettre des espèces comestibles. » Il est toutefois d'accord avec ses collègues ci-dessus : « Alimenter l'ensemble du cheptel comme ça est utopique. » De plus, « les producteurs préféreront diminuer le nombre de bêtes plutôt que de monter dans les arbres pour récolter les feuilles et risquer de terminer paraplégiques. »

Du tanin de châtaignier, oui. L'arbre entier, non !

« Et je ne vous dis pas le boulot pour nettoyer derrière ! », reprend Patrice Brachet qui a testé en 76 « puisqu'il n'y avait pas encore l'ensilage sur l'exploitation ». « On avait 15 laitières et ma grand-mère disait "ça leur fait la salive" », ajoute l'éleveur.

« Et croiser des vaches avec des girafes ? »

db42 choisit d'en rire : « Voilà des études intéressantes qui vont nous apporter beaucoup lorsque l'on aura croisé des vaches avec des girafes ! » « On voit bien que ces gens-là n'ont jamais élagué des arbres et encore moins ramassé des branches qui ont été piétinées par des bêtes car entre les multiples morceaux et les bouses... Et les feuilles consommées sont loin de remplacer les fourrages auparavant cultivés à la place des arbres. Bientôt, on nous prouva par A+B qu'il est plus intéressant économiquement d'aller garder les vaches au pré que de faire des clôtures. »

Faut plus s'étonner de rien maintenant... 

Pour Terminé, alimenter des bovins avec des arbres fourragers « n'est pas nouveau ». « Lors de la sécheresse de 1976, des éleveurs tronçonnaient déjà des branches pour que les vaches mangent les feuilles », se souvient-il. » « De là à en faire des fourrages ?, poursuit-il dubitatif. Enfin, faut plus s'étonner de rien maintenant... Faut bien que tous ces techniciens, qui arrivent sur le marché du travail éduqués à 500 % au bio, aient des choses à dire et à écrire ! On va vers une France où ne subsistera qu'un reliquat de paysans replantant dans les champs des arbres à brouter. (...) » « Reste à trouver la machine qui récolte les feuilles !? Combien de coupes par an ?? », ironise-t-il.

Bientôt, garder les vaches au pré plus rentable que les clôtures !?

Marie est plus vindicative : « (...) Continuez dans ce système au lieu de chercher des solutions pérennes et l'on va pas tarder à avoir des tickets de rationnement ! (...) »

« Digestible » et « utile en cas de sécheresse »

Pica Louis sait que « que cette pratique ne permet pas de nourrir 60 vaches laitières ». « Ce n'est pas l’intérêt de cet article, insiste-t-il.. "Faire de la feuille" est une technique déjà utilisée dans certains secteurs, au nord de l'Aveyron par exemple, afin d'alimenter une petite partie du cheptel l'été, les vaches taries entre autres. Alors pourquoi pas intégrer du mûrier ou du frêne en bordure de champ ? J'ai été surpris de leur excellente digestibilité. »

Et Jett de conclure : « Et bien c'est merveilleux. Combien faut-il de kilomètres de haies pour nourrir partiellement un troupeau ? » Question restée pour le moment sans réponse...

Journaliste installation/transmission des exploitations

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