Polyculteur-éleveur en plein cœur de la Bretagne, Noël Danilo est engagé depuis treize ans dans des actions pour favoriser la biodiversité sur son exploitation. Entre assolement diversifié, implantation de haies, talus et corridors, de bandes enherbées et comptage de faune sauvage, le Breton espère bien laisser son empreinte sur les paysages français.
Noël Danilo est engagé depuis treize ans dans des démarches en faveur de la biodiversité. Il cultive 65 hectares et élève 45 vaches laitières en Bretagne à quelques kilomètres de la forêt de Brocéliande. Sur les 65 ha de Sau exploités, on compte jusqu’à cinq cultures : 15 ha de maïs, 15 ha de blé, 7 ha de pois, 3 ha de prairies permanentes ainsi que 25 ha de cultures fourragères diversifiées avec du trèfle et de la luzerne notamment. Il implante aussi chaque année des bandes mellifères.
« La biodiversité est présente dans nos exploitations, elle est bien naturelle. Je m’efforce donc de la conserver voire de la favoriser et de la développer », explique le Breton. En plus de ses actions en faveur des enjeux environnementaux, il effectue également des comptages d’insectes pollinisateurs, des perdrix et faisans, des papillons et des différents auxiliaires du sol. Noël Danilo a aussi mis en place des nichoirs à papillons, à abeilles sauvages et solitaires.
Très touché par l’érosion causée par la topographie naturelle des terrains, le Breton a choisi d’agir contre ce phénomène. Et cela fait dix ans qu’il s’y attelle. Pour éviter que les matières organiques et produits phytosanitaires en surplus glissent le long des pentes et se déversent dans les cours d’eau, Noël Danilo a implanté des bandes enherbées le long de ces derniers et laboure ses parcelles dans le sens inverse des pentes.
Contre l’érosion, le dispositif Breizh Bocage finance les actions pour reconquérir la qualité des eaux bretonnes. Cela lui a permis de financer l’implantation de 600 mètres de haie et de comprendre l’intérêt des éléments du paysage pour la faune sauvage. C’est donc dans ce sens que l’agriculteur a également réimplanté deux kilomètres de talus, planté des haies et reconstitué un corridor entre ses parcelles. Grâce à cela, il espère favoriser le déplacement du gibier et assurer une continuité entre les zones boisées et les points d’eau. « Je pense que toutes ces actions mises bout à bout contribuent à la construction des beaux paysages que le monde entier nous envie », estime-t-il.
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