Il faut en effet que ce propriétaire ait commis une faute pour voir sa responsabilité engagée, a-t-elle jugé. La question portait sur la responsabilité du propriétaire de chevaux qui s'étaient échappés de leur pré et avaient été heurtés par quatre voitures sur la route.
L'un des passagers, blessé, s'était tourné vers l'assureur de la voiture puisqu'elle était « impliquée dans l'accident suite à la divagation d'animaux », ce qui suffit selon la loi pour que son assureur soit tenu d'indemniser les victimes. Mais cet assureur s'était retourné contre le propriétaire des bêtes.
Le conducteur, qui ne roulait pas trop vite, n'ayant pas commis de faute, maintenait cet assureur, c'est donc au propriétaire des animaux d'assumer l'intégralité des indemnisations.
Les co-responsables d'un dommage se partagent l'indemnisation en proportion de leurs fautes respectives, ont répondu les juges, et si personne n'a commis de faute, ils contribuent chacun à parts égales. Pour que le propriétaire des bêtes assume l'intégralité des indemnisations, comme le demandait cet assureur, il faut que sa faute soit l'origine exclusive de l'accident.
Il ne suffit donc pas qu'un fait se soit produit, comme la divagation d'animaux, mais il faut qu'une faute ait été commise. Comme ce n'était pas le cas, la solution demeurait donc le partage entre intervenants, à égalité.
(Cass. Civ 2, 21.3.2024, K 22-19.302).
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