Selon l’article L. 323-7 du Code rural, tous les membres d’un Gaec ont l’obligation de participer effectivement au travail en commun. C’est la caractéristique de ce type de groupement. Cette obligation impose à tous les associés d’un Gaec total d’y exercer leur activité professionnelle à titre exclusif et à temps complet. Chaque associé doit s’y consacrer à égalité avec les autres. Les articles L. 323-3 al. 1er et R. 323-31 du Code rural précisent que l’obligation de participer effectivement au travail en commun doit être remplie dans des conditions comparables à celles existant dans les exploitations de caractère familial. Tous les associés doivent être aux responsabilités de l’exploitation et tous doivent participer aux travaux d’exécution. L’exercice des fonctions de direction ne dispense pas de la participation à ces travaux. Celle-ci est fonction de l’objet du groupement, des usages de la région et des activités pratiquées.
Concernant l’activité extérieure, elle est soumise à une double autorisation : la décision collective des associés validée par le préfet. L’article D. 323-31-1 du Code rural définit les conditions dans lesquelles peut être admis qu’un ou plusieurs associés puissent exercer une activité extérieure. Elle ne peut être autorisée que dans deux situations :
- si l’activité demeure accessoire et si l’associé concerné n’y consacre pas plus de 536 heures annuelles ou 700 heures annuelles pour les activités saisonnières hivernales spécifiques de haute montagne ;
- si elle est pratiquée au sein d’une autre structure détenue par tous les associés du groupement en vue de la commercialisation et, le cas échéant, de la transformation des produits agricoles issus du groupement, dès lors que cette société est majoritairement détenue par des chefs d’exploitation agricole à titre principal et que l’équilibre des engagements des associés au sein du groupement est maintenu. La décision collective des associés doit prendre la forme d’une autorisation écrite et motivée. Cette décision est soumise à l’accord du préfet, qui peut demander l’avis de la CDOA. Il a toute latitude pour autoriser ou non la pluriactivité. Sa décision doit intervenir dans les trois mois à partir de la réception du dossier complet. La situation peut être réexaminée à tout moment lors de contrôles ponctuels par l’administration. Le défaut de communication de la décision collective au préfet ou le non-respect des conditions peuvent être sanctionnés par un retrait d’agrément.
Banette, la Prim’Holstein qui a produit 184 909 litres de lait en 14 lactations
« On ne peut pas garantir que la viande importée du Mercosur soit sans hormones »
Des Aubracs qui font des kilomètres pour pâturer et entretenir le territoire
À plus de 6,7 €/kg, la vache laitière française est la mieux payée d'Europe
Jules et Apolline, installés hors cadre familial : « Sans Terre de liens, ça n’aurait pas été possible »
Le gouvernement annonce des mesures agricoles face à la crise de l’énergie
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
Prix des engrais : la tendance « clairement orientée à la hausse »
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?