Dans sa deuxième note agroclimatique et prairies de la saison, l’Idele note d’importantes disparités régionales dans les précipitations enregistrées en France.
Si à l’échelle nationale, le déficit s’élève à 20 % en mars, le quart sud-est a enregistré des excédents dépassant parfois 50 % alors que la partie nord du pays a connu des déficits pouvant atteindre 80 % dans les Hauts-de-France et dans le Grand-Est. Au niveau des températures, elles se sont révélées supérieures aux normales.
« En conséquence, les sols ont continué à s’assécher, permettant un bon ressuyage des parcelles et le lancement du déprimage. Ce dessèchement a été accentué par un vent de nord-est persistant. Dans un premier temps, la croissance des prairies a été ralentie par des températures fraîches et des gelées matinales, mais c’est désormais le manque d’eau qui freine leur développement », poursuit l’institut technique.
Les troupeaux sont malgré tout dehors et les conditions de pâturage sont optimales. Des premières fauches précoces ont été réalisées.
Préparer les chantiers d’ensilage
Pour décider de débrayer ou non des parcelles pour les premiers chantiers d’ensilage, l’idele rappelle le calcul à effectuer pour déterminer le nombre de jours d’avance :
« Il est possible de débrayer des parcelles dès que vous dépassez les 15 jours d’avance. »
L’idele distille quelques conseils pour bien gérer ses récoltes.
« Récolter les espèces précoces dès que la portance sera suffisante et que vous aurez un créneau de 4 jours consécutifs sans pluie. Les espèces comme les RGI et les seigles approchent de l’épiaison ou y sont déjà. »
« Ne pas hésiter à regrouper les andains 12 à 24 h avant l’ensilage, afin d’accélérer le séchage et d’homogénéiser le taux de matière sèche au sein de l’andain. Cela accélérera aussi le débit de chantier. Cette opération peut parfois être interdite à cause des risques de pierres pour l’ensileuse. »
« Attention au réglage de l’andaineur, il est source de contamination de terre, ce qui augmente le risque de butyriques au silo. Ce risque sera fortement réduit si le fourrage entré au silo est au-dessus de 30 % de MS. »
« Ne pas faucher trop au ras du sol (7-8 cm voir 8-10 cm en méteil), afin de favoriser l’aération sous l’andain, limiter la reprise d’humidité par le sol, et faciliter la reprise du fourrage sans contamination par de la terre. »
Votre email professionnel est utilisé par les sociétés du groupe NGPA pour vous adresser ses newsletters
et les communications de ses partenaires commerciaux. Vous pouvez vous opposer à cette communication pour nos partenaires en cliquant ici.
Consultez notre politique de confidentialité
pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.
Notre service client est à votre disposition par mail : serviceclients@ngpa.fr.
Banette, la Prim’Holstein qui a produit 184 909 litres de lait en 14 lactations
« On ne peut pas garantir que la viande importée du Mercosur soit sans hormones »
Des Aubracs qui font des kilomètres pour pâturer et entretenir le territoire
Jules et Apolline, installés hors cadre familial : « Sans Terre de liens, ça n’aurait pas été possible »
Sabine et Cédric Lecointe ont investi 200 000 € dans le robot de traite GEA DairyRobot R9500
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
Prix des engrais : la tendance « clairement orientée à la hausse »
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »