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Production d'herbeDeux tiers des régions en excédent, le Grand-Est déjà déficitaire

Au 20 mai 2020, la production cumulée des prairies permanentes, au niveau national, est dans la norme. Deux tiers des régions sont excédentaires mais la région Grand est déjà en situation de déficit.

Pousse de l'herbe au 20 mai 2020
Pousse de l'herbe au 20 mai 2020. En rouge : déficit important (75 % et moins) ; en orange : déficit faible (de plus de 75 % à 90 %) ; en vert : normal (de plus de 90 % à 110 %) ; en vert foncé : excédent (plus de 110 %).  (©Agreste-Isop-Météo France - Inra)

Agreste vient de publier son "Indicateur de rendement des prairies permanentes", par régions fourragères au 20 mai 2020. « Cet indicateur est égal au rapport entre la pousse cumulée à cette date depuis le début de l’année et la pousse cumulée à la même date calculée sur la période de référence 1989-2018 », rappelle l'organisme.

Et la carte est majoritairement verte à la date du 20 mai, montrant ainsi que la production cumulée des prairies permanentes se situe dans la norme au niveau national. Elle dépasse même de 8,5 % la pousse de référence (1989-2018) à la même période.

Mais des disparités régionales existent. « Deux tiers des régions du territoire sont excédentaires, avec toutefois des situations proches de la normale (Isop voisin de 110) pour trois quarts d’entre elles. Seule la Bretagne se démarque avec un indicateur Isop établi à 122 », note Agreste. 

En revanche, la région Grand-Est est en situation de déficit avec un Isop à 90. À l'intérieur de cette région, certains territoires sont en déficit comme l'Alsace par exemple (Isop à 82) alors que d'autres, comme la Champagne-Ardenne se situent dans la norme (Isop à 90). De même, certaines régions fourragères d’Auvergne Rhône-Alpes et de Paca sont en situation de déficit alors que la pousse cumulée globale est respectivement excédentaire et normale dans ces deux régions.

La pluie attendue avec impatience

Sur le terrain, les éleveurs sont nombreux à s'inquiéter de l'état de leurs prairies en ce début juin. Après avoir réalisé leurs foins avec souvent plus de 15 jours d'avance, ils attendent désormais la pluie pour espérer une repousse. 

Journaliste météo et risques climatiques

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