C’est le prix de base que versera ma coopérative Dairygold, à 33 de TP et 36 de TB, qualité sanitaire et TVA incluses.
Les éleveurs irlandais ont le sourire, mon frère et moi compris ! Mais l’été a été compliqué à gérer puisqu’il a fallu compenser l’impact de la sécheresse sur la pousse d’herbe par la distribution de 200 t de matière sèche d’ensilage d’herbe durant trois mois. Pour maintenir la production par vache, nous avons distribué à chacune 3 kg de concentré en plus, payé 450 € la tonne. Pari gagnant vu le niveau de prix du lait actuel. Et, même si la tonne d’urée (46 % d’azote) était à 1 000 € à son achat
, nous avons choisi de couvrir 80 % de nos besoins en fertilisation azotée de 2023. À ce prix, l’herbe pâturée restera tout de même un aliment pas cher. Nous nous préparons à réduire notre chargement animal en prévision de l’évolution de la réglementation sur la directive nitrates. Le pourcentage est actuellement en discussion pour 2023 mais nous préférons anticiper et réformer 50 vaches d’ici à la fin d’octobre, avec un prix de la viande élevé : 4 € le kilo. Nous descendrons à 350 laitières qui consommeront moins de fourrage cet hiver et, à la traite, moins d’électricité, qui risque de manquer et dont le prix sera élevé. Si les choses se passent mieux en 2023 que ce que nous prévoyons aujourd’hui, nous aurons assez de génisses amouillantes pour rebondir. À moins de produire de 300 à 400 kg de lait en plus par vache pour maintenir les 2 Ml de livraison. Ce sera possible si la météo est au rendez-vous et avec un peu plus de concentrés. Le prix du lait va se maintenir à un niveau élevé en 2023.
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