Ener’Silo est une micro-unité de méthanisation en cogénération (électricité et chaleur). Il permet la digestion des effluents à forte teneur en fumiers par voie solide discontinue et peut traiter à partir de 2 000 tonnes de fumiers par an, en complément d’autres résidus agricoles et de déchets verts. Il ne consomme pas d’eau du réseau. Les liquides qui immergent les matières solides sont apportés par les lisiers, les eaux résiduelles de l’élevage et l’eau de pluie. Ener’Silo se compose de trois à cinq digesteurs (ou silos), selon le gisement de l’exploitation, reliés à une cuve à percolat. La dimension de chaque silo est adaptable : en moyenne 30 m de long sur 5 m de large pour 250 m3. La cuve à percolat est installée perpendiculairement aux silos et a une contenance d’environ 100 à 150 m3. Elle est également alimentée par les jus de fumières. Les silos sont hermétiquement couverts par une bâche. L’ensemble est maintenu en température, entre 37 et 40 °C, grâce à une partie de la chaleur produite par la combustion du biogaz. Ce dernier, acheminé depuis les silos, alimente un ou plusieurs moteurs de cogénération d’une puissance de 30 à 150 kW. Le fonctionnement requiert un temps de travail estimé à 250 heures annuelles. Une unité installée au sein d’une exploitation de 60 vaches laitières produit 350 kWh d’électricité et 650 kWh de chaleur. Le constructeur annonce un coût d’investissement entre 450 et 800 K€, selon le tonnage disponible, pour un retour sur investissement entre sept et dix ans.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026