Le Space a été pour Sanders l’occasion de communiquer sur le travail – pas assez connu à ses yeux – qu’il conduit de longue date sur le développement des protéines végétales made in France. Elles représentent plus de 38 % des 653 045 t de tourteaux de soja, tournesol et colza qu’il vend, et 75 % des graines de soja, tournesol, colza bio qu’il utilise.
Face à la pénurie mondiale de soja non OGM, le leader français de la nutrition animale dit avoir réduit ses consommations de tourteaux de soja non OGM de 26 % entre mars et août 2021. « On espère ainsi être en mesure de passer le cap », précise Philippe Manry, son DG. Pour ce faire, ses équipes R & D ont élaboré des formules à base de tourteaux de colza et de tournesol non OGM.
Dans le secteur particulier des ruminants, le groupe met aussi en avant sa solution PMS (protéines métabolisables Sanders), qui tombe à point nommé dans le contexte actuel de marché très tendu des protéines. Développée sur le terrain depuis 2018, cette technique « maison » permet, selon Sanders, de « diminuer les quantités de protéines dans la formulation en favorisant la protéine microbienne par un activateur de synthèse à base d’extraits de plantes ».
Autre levier qui sera proposé aux éleveurs : la possibilité, sur certains sites Sanders, de triturer leurs graines. C’est déjà le cas à l’usine de Saint-Gérand (Morbihan), où le groupe propose de collecter les graines de colza produites sur les exploitations, de les triturer et de leur livrer la solution nutritionnelle Mega Colza pour leurs troupeaux.
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