Plusieurs raisons peuvent expliquer une efficacité insuffisante de la vaccination. Lorsque le transfert d’immunité se fait de la mère au veau via le colostrum, encore faut-il que celui-ci soit de bonne qualité, et qu’il soit distribué rapidement et en quantité suffisante. La conduite des vaches taries conditionne la qualité du colostrum. Il arrive que la vaccination des veaux contre les maladies respiratoires fonctionne mal parce que les conditions de logement favorisent une forte présence des germes pathogènes. La ventilation des nurseries est essentielle pour les protéger. Attention aussi lorsque la densité des animaux est très élevée. L’hygiène est fondamentale pour lutter contre les diarrhées. Cela inclut les locaux, bien sûr, mais aussi la propreté des seaux, par exemple. « Chaque élevage est différent mais en général, quand les diarrhées ou les maladies respiratoires explosent chez les veaux, je conseille de commencer rapidement la vaccination puis de se pencher sur les facteurs de risques qui auront une action à moyen et long termes. C’est en jouant sur tous les tableaux qu’on retrouve la maîtrise de la situation », explique Tanguy Rault. Cela est également vrai pour les mammites. Avant de penser au vaccin, le vétérinaire commence par s’intéresser au logement et à l’hygiène de traite. Car il faut d’abord être irréprochable sur ces points si l’on veut s’en sortir.
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