Même sans le Salon de l’agriculture, le lycée Fonlabour d’Albi a participé au trophée, avec une équipe 100 % féminine. Le partenariat avec l’établissement québécois s’est, hélas, limité à la visioconférence.
Cette année, dans ce lycée agricole albigeois (Tarn), ce sont six étudiantes, en première année de BTSA ACSE, qui se sont préparées pour le Trophée international des établissements agricoles (TIEA). Début mars, l’équipe aurait dû rejoindre le Salon de l’agriculture, à Paris, pour y passer les épreuves. Mais pandémie oblige, tout s’est fait « à la maison », avec des complications pour travailler en groupe. Les jeunes n’étant présentes qu’une semaine sur deux au lycée, et comme elles habitent souvent loin, il ne leur a pas été facile de se retrouver pour avancer. Elles sont néanmoins restées motivées !
Film et article pour un trophée
Pour le TIEA 2021, les candidates ont réalisé une vidéo de cinq minutes présentant leur lycée, et la vache Olympe, prim’holstein de 3 ans, choisie pour sa bonne morphologie et parce que, peu sujette au stress, elle avait déjà défilé lors d’une foire, à Réalmont. Elle avait donc l’habitude du public. Toute la classe a participé à l’écriture des dialogues. « Le film se passe à la ferme pédagogique de Bellegarde, explique Myriam. Ambre et moi jouons un professeur expliquant à un élève comment on présente une vache, et Alicia reprend le texte en espagnol. » Mathilda et Eva, candidates pour être derrière la caméra, ont été aidées par un enseignant en éducation socioculturelle. Quant à Olympe, c’est Laura qui la guidait. L’animal avait été préparé par Noah, Maxime, Baptiste et Quentin, volontaires pour lui apprendre à défiler, mais pas plus. Ce sont aussi les filles qui ont rédigé l’article sur le lycée et la ferme, deuxième épreuve du trophée.
« Le travail de préparation du TIEA entre dans le cadre du module M11 d’accompagnement au projet personnel et professionnel, détaille Marie-Line Baisse, professeur de gestion. Nous avons 87 heures de cours sur deux ans pour monter des projets, approfondir la démarche, la rigueur, la méthodologie, l’entraide au sein des équipes. Les étudiants apprennent à trouver des fonds, organiser un voyage, chercher un logement à moindre coût. Ces moments sont riches d’apprentissages. » En revanche, du fait de la crise sanitaire, les échanges avec les correspondants du Collège d’enseignement général et professionnel (Cégep) de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec, n’ont pas beaucoup avancé. Des séjours d’étudiants devaient avoir lieu et les Canadiens auraient dû être présents au SIA avec l’équipe d’Albi. Au lieu de cela, les contacts sont restés en visio et les Québécois ont, eux aussi, envoyé une vidéo et un article pour concourir.
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