La question d'autofinancer un achat peut se poser quand la trésorerie est abondante. Mais attention à ne pas mettre en péril la marge de sécurité de l'exploitation. Explications.
RENOUVELLEMENT DE MATÉRIEL, AMÉNAGEMENT D'UN BÂTIMENT... Quand on investit, il faut réfléchir à deux questions : ai-je la capacité de supporter cet investissement, et si oui, avec quel type de financement ? Ce n'est pas la peine de réfléchir aux modalités de financement si les réserves de trésorerie ou la situation financière sont précaires. En effet, sans réserve, l'autofinancement ne sera pas possible et pour emprunter, il faut gagner la confiance de sa banque grâce à des critères financiers solides. En cas de trésorerie disponible, il peut paraître plus simple et plus raisonnable d'autofinancer. Pourtant, emprunter évite de fragiliser la trésorerie. Et la volatilité des prix impose de thésauriser et de se garder un filet de sécurité plutôt que de tout réinvestir sans garde-fous quand les marchés sont porteurs. Ceci est d'autant plus vrai que le versement des droits à paiement unique à l'automne peut entraîner un excédent de liquidités. Cet excédent à un instant T peut inciter les investisseurs à financer le renouvellement d'un matériel sans avoir recours à l'emprunt. Mais au printemps, quand il faudra mettre en place les nouvelles cultures, la trésorerie pourrait manquer. Il est donc essentiel, avant de mobiliser des fonds, de prévoir les besoins en trésorerie sur un an au moins et de ne pas seulement prendre en compte l'argent disponible en banque.
1) BÂTIR SON PLAN DE FINANCEMENT
2) CALCULER L'IMPACT SUR LE RÉSULTAT
3) MESURER L'INCIDENCE DU PLAN DE FINANCEMENT SUR LA TRÉSORERIE (BILAN AU TERME DES CINQ ANS)
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