Semence sexée. Maîtrise du renouvellement, amélioration du niveau génétique et des vêlages, vente de génisses, le recours à cette technique est une question d’objectifs.
L’utilisation de la semence sexée femelle correspond aux élevages qui ont des objectifs :
• de maîtrise du renouvellement, par l’assurance d’une quantité minimale de veaux femelles ;
• d’obtention de veaux femelles issus des meilleures vaches et génisses pour assurer ainsi plus de progrès génétique ;
• de sérénité, avec des vêlages faciles pour les génisses et un renouvellement issu du troupeau (pas de risque sanitaire en cas d’introduction de femelles extérieures).
Sur le plan technique, une dose sexée est un peu moins fertile qu’une conventionnelle. L’analyse de la fécondité montre que la dégradation des résultats est de 10 à 12 points sur vaches et génisses, en montbéliarde comme en prim’holstein (voir tableau ci-contre). 90 % des veaux nés sont des femelles, ce qui facilite les vêlages et permet d’utiliser sur génisses des taureaux à vêlage normal. Un aspect intéressant sur le plan génétique car cela augmente lenombre de choix possibles.
Il est fondamental de raisonner les mises à la reproduction en fonction du nombre de veaux femelles à faire naître pour couvrir des besoins de renouvellement entre 25 et 30 %, des éventuelles nécessités d’augmentation du nombre de vaches, ainsi que de ventes de génisses pleines ou de vaches en lactation si c’est un objectif. Le sexage doit donc permettre d’optimiser le renouvellement. Si il conduit à un sureffectif de génisses, les coûts de renouvellement vont augmenter et entraîner une baisse d’efficacité économique. C’est un vrai risque de se faire dépasser par les naissances de femelles avec les conséquences associées de saturation des nurseries et des bâtiments d’élevage. Dans la plupart des exploitations, la technique du sexage doit être associée à du croisement industriel pour optimiser la valorisation des veaux non conservés.
Sur le plan génétique, une valorisation est plus importante grâce à une augmentation des femelles issues des génisses, surtout si elles sont génotypées. Attention à ne pas trop dégrader l’âge au premier vêlage car il faut anticiper légèrement la mise à la reproduction des génisses pour prendre en compte la dégradation de la fertilité.
L’utilisation du sexage est à privilégier plutôt sur les génisses et les premières lactations.
Sur le plan économique, il faut donc viser l’amortissement du surcoût technologique par une vente de veaux croisés ou une valorisation de femelles de reproduction.
| Les taux de non-retour sont inférieurs de 10 à 12 % en semence sexée | ||||
| TAUX DE NON-RETOUR APRÈS LA PREMIÈRE INSÉMINATION | ||||
| Sexée | Non sexée | |||
| Génisses | Vaches | Génisses | Vaches | |
| Taureau montbéliard | 61 % | 49 % | 71 % | 61 % |
| Taureau prim’holstein | 57 % | 43 % | 69 % | 54 % |
| Source : Institut de l’élevage | ||||
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