Prix fluctuants, incertitudes sur le niveau des aides... l'impact peut être important, même chez des éleveurs en régime de croisière. Les CER leur proposent un outil pour améliorer leur résilience.
Il y a peu de temps encore, les exploitations agricoles évoluaient dans un contexte peu fluctuant. Le niveau des aides directes était quasi certain et celui des produits d'exploitation variait peu. L'ère dans laquelle nous entrons modifie cette donne, parce qu'elle devrait être marquée par la volatilité des prix des produits et des intrants. En outre, tout laisse à penser que les aides découplées seront moins certaines et, en tout cas, en deçà de celles d'aujourd'hui. Cela renforce la nécessité de bien identifier ses marges de manoeuvre pour parer les fluctuations. C'est l'objectif de la méthode de « pilotage en conjoncture instable » proposée par les CER France. Elle réhabilite un paramètre simple : la valeur ajoutée, appréciée avant d'intégrer les aides directes mais, bien sûr, après les charges de main-d'oeuvre (salarié et exploitant) et des engagements financiers. Un diagnostic prospectif réalisé sur cette base permet de définir une « année pivot » qui constitue une médiane au milieu d'une plage probable de variation (notamment des prix), pour les trois ans à venir. On repère la marge d'orientation correspondant à cette « année pivot ». Si elle s'avère insuffisante, on recherche les leviers pour l'améliorer. Dans cette nouvelle approche, les aides directes sont vues comme la « cerise sur le gâteau », qui doivent aider à constituer une trésorerie « de sérénité ». Là où l'on pilotait hier « pédale au plancher » elles sont utilisées pour « en garder sous le pied ».
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