A la veille de la suppression des quotas laitiers, la question de l'intérêt d'acheter de nouveaux droits à produire se pose, même si leur prix a baissé.
Le système des transferts spécifiques de quota sans terre (TSST) donne la possibilité aux éleveurs d'acheter du droit à produire supplémentaire contre paiement. Cela fait maintenant plusieurs années que le système de TSST perdure. Mais comme le régime des quotas laitiers est voué à disparaître au 1er avril 2015, le prix d'achat de ce volume supplémentaire est dégressif chaque année depuis 2010-2011. S'il était de 0,15 €/l à cette époque, il est prévu à 0,0375 €/l pour cette campagne. Mais le jeu en vaut-il la chandelle ? Compte tenu du contexte économique, il faut poser les chiffres afin de prendre la décision. Des éleveurs se demandent s'ils doivent souscrire à ce dispositif. Car dans le cadre d'une production contractualisée au niveau des entreprises, certains y voient une occasion de conforter leur référence laitière avec du quota « en dur », avant l'abandon du cadre législatif actuel.C'est donc une opportunité pour les producteurs désireux d'augmenter leur volume et qui ont la capacité de le faire. Car l'une des conditions sine qua non pour que l'opération soit une réussite, c'est de limiter l'impact sur les coûts. Et donc de ne pas investir outre mesure dans les charges de structure. En effet, il faut que cette opération se fasse à moindre coût, à la marge pour que l'effet dilution s'opère. C'est ce que l'on appelle le coût marginal. C'est une notion que nous avons déjà abordée au cours de précédents articles sous l'angle du coût de production, en prenant pour principe de base que le lait supplémentaire venant conforter la référence sera réalisé avec un coût inférieur au quota initial, puisque les charges de structure nécessaires à sa production sont déjà en place. Le coût de production est un outil de gestion. Mais voyons, en termes de trésorerie, ce que cela peut donner sur un exemple, en utilisant un autre outil de gestion : le point d'équilibre.
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