Face à la crise, le producteur doit structurer sa réaction et anticiper les évolutions des charges pour gérer au mieux les mouvements d'une trésorerie déjà mise à mal par plusieurs mois difficiles.
Dans la période que nous connaissons, la première des choses est de connaître le coût de production de son atelier lait afin d'identifier les points d'amélioration. Difficile, en effet, de piloter son exploitation sans outil de navigation. Car au fil des études que nous menons sur notre panel d'exploitations, nous mettons en évidence des écarts de charges de plus de 100 €/1 000 l entre les exploitations du quart supérieur et celles du quart inférieur. Et cela, sans profil type pour l'une ou l'autre de ces catégories.
Ensuite, dans un souci de gestion de trésorerie, il faut actualiser cet indicateur technico-économique avec les données de l'exercice à venir. Tenir compte de la conjoncture, de l'évolution du coût des intrants, des échéances d'emprunt... À partir de là, il est plus aisé de cibler au plus juste les actions technico-économiques à mener. Et de fournir une évolution prévisionnelle de trésorerie à son conseiller financier lors d'un indispensable rendez-vous.
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