Grand reporter
Une page se tourne . Les excédents de lait, qui ont longtemps pesé sur les prix, pourraient bien appartenir au passé. Innoval prédit une baisse de la collecte de 11 % sur sa zone d’activité d’ici à 2025.
Normalement, la rareté fait monter les prix . Alors que la souveraineté alimentaire revient dans les discours, les producteurs français devraient se trouver en position de force. D’autant plus que, grâce à la loi Égalim, ils vendent leur lait via leurs OP, dont la mission est de négocier librement les contrats et les prix avec leur acheteur.
Et pourtant. Si le prix du lait a augmenté ces derniers mois, les gains sont déjà mangés par la hausse des charges. L’inflation est de retour et il est légitime que les éleveurs répercutent leurs coûts. Or la réalité est tout autre. Car certaines laiteries refusent de changer d’époque et n’ont toujours pas signé de contrat avec les OP. Plusieurs reviennent à des fixations unilatérales du prix, sans la moindre négociation, au mépris des formules de prix qu’elles ont parfois signées. Le vieux réflexe d’alignement sur le moins-disant a la vie dure. Comme s’il était inconcevable de franchir durablement le cap symbolique des 400 €/1 000 l.
Ce retour en arrière traduit un manque criant de considération pour les éleveurs. Il les prive de perspectives et entretient une démotivation délétère.
Il suffirait d’un peu plus de sérénité dans les relations entre les éleveurs et les industriels pour que, ensemble, ils redonnent des perspectives. Certains ont sauté le pas.
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