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L’embellie sur le prix du lait pointe son nez… Un ballon d’oxygène – enfin ! – pour retrouver l’espoir, après une hausse 2021 bien insuffisante pour encaisser la forte inflation des charges. Mais l’étau ne se desserre pas encore à la même vitesse pour tout le monde. Les livreurs des laiteries dont l’essentiel du business repose sur les PGC France doivent encore se contenter de prix très en deçà des 380 € plus ou moins bien tassés annoncés par les Lactalis-Sodiaal-Savencia en ce début 2022.
Le fait est que ce coup de boost ne doit qu’à l’envolée de la valorisation beurre-poudre, et dans son sillage, du prix allemand – baromètres respectifs de leurs produits industriels et de leurs PGC export –… Pas à Égalim. Reste que la bonne tenue des produits industriels, on ne s’en plaindra pas, devrait durer. Mi-janvier, la Bourse allemande EEX annonçait des contrats à terme, pour du lait à 42/34 valorisé en beurre-poudre, à plus de 525 €/1 000 litres ce printemps, et encore à 467 € en fin d’année.
Dans ce début d’euphorie, le risque serait d’oublier l’impérieuse nécessité de sécuriser la valorisation du prix du lait sur le marché PGC France, et celle de conforter la prise en compte des coûts de production. Car le soufflé « produits industriels » retombera forcément. Et alors, ce sera sans filet. L’autre piège serait de voir les GMS prétexter cette embellie pour s’affranchir des hausses de tarifs qui s’imposent afin de digérer la flambée des charges des producteurs… mais aussi des laiteries.
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