À l’occasion de leur assemblée générale, les coopératives ULM et Ermitage ont évoqué l’enjeu du renouvellement de génération dans le bassin laitier du Grand Est, malgré des stratégies d’attribution de volume très généreuses. « Sur le terrain, la logique d’agrandissement des structures d’exploitation semble arrivée à maturité et dans le même temps le rythme des cessations laitières se maintient autour de 4 % », analyses Gérard You, d’Idèle. Dans le détail, les chiffres de la dynamique laitière sont très préoccupants, mais conformes à la tendance nationale : entre 2006 et 2021, le nombre d’exploitation laitière à chuté de 46 % (de 7 800 à 4 200 livreurs) et 30 % des chefs d’exploitation ont plus de 55 ans.
À titre de comparaison, le nombre d’exploitations laitières a chuté en France de 47 % au cours de la même période et 28 % des éleveurs ont plus de 55 ans. « La pérennité des exploitations laitières passera par la technique et par le prix », rappelait la présidente de l’ULM.
426 €/1 000 l, pour préserver l’attractivité laitière
En 2021, l’amélioration des revenus des systèmes laitiers découle essentiellement des cultures. Si les prix des céréales reste à un niveau élevé, des arbitrages pourraient être opérés en faveur des grandes cultures dans toutes les zones de polyculture-élevage, au regard du manque d’attractivité du revenu des exploitations laitières : en effet, seules 40 % d’entre elles ont un résultat courant/UMO supérieur au salaire médian des salariés. L’Idèle, évalue le différentiel de marge entre production laitière et céréalière à + 1 000 €/ha pour maintenir une attractivité de l’élevage laitier. Dans le contexte céréalier actuel, cela correspond à un prix du lait de 426 €/1 000 l.
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