«Il nous manque entre 500 et 1 000 salariés pour répondre à la demande croissante de nos adhérents », lance Nicolas Sarthou, président du Service de remplacement France. La fédération nationale affiche 75 000 adhérents, à 70 % éleveurs, répartis dans 130 associations. Elles gèrent 5 000 salariés en CDI et 13 000 en CDD. « Dans l’Orne, nous avons six postes en CDI à pourvoir », confirme Éric Fleury, président du Service de remplacement 61. Alors que le nombre d’agriculteurs baisse, les heures de remplacement réalisées restent stables, à 82 000 par an. Nous pourrions faire plus avec plus de salariés. » Comme ailleurs en agriculture, les services de remplacement sont confrontés à la pénurie de main-d’œuvre. « Nous nous formons actuellement au recrutement pour être plus attractifs », dit Éric Fleury.
15 000 accidents et maladies professionnels en 2021
Le passage du congé paternité à 25 jours contribue à dynamiser la demande. « Adhérer à ce service permet de mieux gérer l’urgence, pointe Pascal Cormery, président de la MSA France. Nul n’est à l’abri d’un accident ou d’une maladie. » Il encourage à souscrire une assurée privée de remplacement. « Cela fait partie de la gestion des risques d’une entreprise. » En 2021, la MSA a enregistré 460 accidents mortels d’agriculteurs, hors suicides, 15 000 accidents et maladies professionnels, et 17 000 arrêts supérieurs à six mois.
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