Habitués au podium du prix du lait, les livreurs de Bel adhérents de l’APBO ont dû faire grise mine en ce début d’année. L’accord signé entre l’industriel et l’OP en décembre tablait sur un prix moyen de 377 €/1 000 l (38/32, prime pâturage et non OGM incluses) pour 2021. C’était avant la guerre en Ukraine, et ce niveau de prix s’est très vite trouvé en décalage par rapport aux hausses de charges supportées par les éleveurs.
L’accord prévoit une clause de renégociation en fonction de l’évolution de certains indicateurs (indice Ipampa, prix FranceAgriMer, prix allemand). Les conditions étant remplies, l’APBO et la laiterie ont renégocié. Un nouvel accord a été conclu le 8 avril. Il prévoit une revalorisation de 50 €/1 000 l de mars à avril, et de 45 € de juin à septembre. Le prix du dernier trimestre devrait être bonifié de 35 € mais une rencontre est prévue en septembre pour l’actualiser si nécessaire, en fonction du contexte. En moyenne sur l’année, le prix de base devrait donc monter à 413,25 €. En mars déjà, Bel est remonté dans notre classement (lire page 26).
Révision aussi en bio
Le prix bio a également été revalorisé, malgré les tensions existant sur ce marché. De mars à mai, il augmente de 25 €/1 000 l par rapport à 2021, et de 22,50 € de juin à septembre. Là aussi, une nouvelle discussion est prévue à l’automne afin de fixer la hausse pour la fin de l’année. Pour le moment, elle est annoncée à 17,50 €/1 000 l au minimum.
Pascale Le Cann
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