La valorisation beurre-poudre, calculée par le Cniel et qui sert dans les formules de prix du lait, atteint des niveaux jamais vus. Aussi les transformateurs mettent-ils une grosse pression à l’interprofession pour revoir son calcul. Il s’agirait d’actualiser les coûts de collecte et les charges qui sont déduites de la valorisation (aujourd’hui, - 71,77 €/1 000 l). Cela n’a pas été fait depuis 2017. Mais certains voudraient aller plus loin en prétextant la récente flambée des coûts liée à la crise ukrainienne. Ils pourraient unilatéralement ne plus appliquer la formule interprofessionnelle. Le collège des producteurs assure qu’il sera attentif à ne pas affecter le prix du lait. Notons au passage que les transformateurs affichent moins de réactivité pour intégrer des ingrédients moins basiques que le beurre et la poudre quand ces cotations s’effondrent.
Coup de pression sur la valo beurre-poudre
Article réservé aux abonnés.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »