Le contrat liant l’Oplase (1) (231 Ml) et Eurial Ultra-Frais, arrivé à échéance au 31 décembre dernier, sera pour la deuxième fois prolongé pour trois mois. Le temps de trouver un terrain d’entente sur la question de la formule de prix à inscrire dans le nouveau contrat, tâche pour laquelle l’OP a décidé de faire appel au médiateur des relations commerciales.
Débat toujours en cours sur les 15 % de PGC France
Le litige qui persiste entre l’OP et la filiale du groupe coopératif Agrial porte sur la formule du prix du lait à inscrire au nouveau contrat. Très précisément sur les PGC France, qui pèsent 15 % du prix final payé aux producteurs. À cela, deux points de friction. Le premier concerne la base sur laquelle s’applique la prise en compte des coûts de production. « En 2020, Eurial a obtenu des GMS une hausse étalée sur 2021 et 2022. En repartant, comme le souhaite notre collecteur, pour cinq ans avec le nouveau contrat sur la base du prix 2021 comme point zéro, on nous prive de 50 % de l’augmentation promise. Nous évaluons le coup de rabot à 15 €/1 000 l », explique Michel Rohrbach, président de l’OP. Le second point touche à la valorisation moyenne du marché PGC France. « Eurial veut se référer à ses propres informations. Nous souhaitons disposer d’un indice transparent comme ceux de l’Insee utilisés dans d’autres formules de prix », ajoute Michel Rohrbach.
L’Oplase a, en revanche, validé les autres composantes de la formule (mix-produit et indicateurs). À savoir, les 40 % du prix lié au niveau de valorisation du contrat d’Agrial-Eurial avec Savencia. « Nous faisons confiance à notre partenaire sur ce point. » Idem pour les 20 % de PGC export et 25 % d’ingrédients respectivement indexés sur le prix du lait allemand et la valorisation beurre-poudre. Encore que, sur ce dernier indicateur, Eurial, comme d’autres industriels, fait aujourd’hui pression pour mieux prendre en compte le surcoût des frais de séchage lié à la flambée des coûts de l’énergie.
(1) Organisation des producteurs de lait Seine et Est.
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