«Comment se positionner en tant que producteurs de lait à l’avenir ? », tel était le thème du colloque organisé par la Confédération paysanne en novembre dernier. C’est d’abord un constat d’inquiétude qui prévaut : hémorragie des effectifs, revenus insuffisants, crises laitières qui se succèdent. « Nous produisons autant qu’en 1984 avec cinq fois moins de producteurs, pour un prix du lait qui ne permet toujours pas d’atteindre les 1,5 Smic du prix de revient du Cniel », s’insurge Laurent Leray, porte-parole du syndicat pour la Normandie.
« Avoir confié les clés du camion aux transformateurs ne fonctionne pas »
À qui profite le crime ? Les participants au colloque ont la réponse. « Après les quotas, on a “confié les clés du camion” aux transformateurs pour gérer les volumes, et ça ne fonctionne pas. » Pour la Confédération paysanne, la seule solution valable est d’instaurer une régulation au niveau européen. Un vœu pieux partagé par l’EMB (European Milk Board) et son programme de responsabilisation face au marché. À partir d’un observatoire des ingrédients laitiers, il s’agit de déclencher une réduction obligatoire des volumes au niveau européen en cas de crise.
Le syndicat dénonce également la restructuration à marche forcée qui a été voulue par les entreprises de transformation. « Il faut absolument reprendre le pouvoir dans cette filière car la multitude d’organisations de producteurs, organisées verticalement par entreprise, ne le permet pas. » La solution : le regroupement des producteurs dans une seule OP par bassin et le maintien des conférences de bassin afin d’harmoniser la politique laitière en présence des pouvoirs publics.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026