Une coopérative réunissant 53 000 éleveurs issus de cinq pays vient de naître. Évolution (France), Masterrind (Allemagne) et Viking Genetics (Danemark, Finlande, Suède) avaient annoncé le 1er décembre 2020 leur rapprochement. La fusion de l’essentiel de leurs activités, sous la dénomination Arcowin, est prévue au 1er janvier 2022.
Ces coopératives travaillent sur une quarantaine de races bovines, laitières ou allaitantes. « La fusion vise à mieux utiliser nos ressources mâles et femelles afin d’augmenter le progrès génétique dans un objectif d’élevage durable, et en créant de la valeur pour les adhérents », explique Josef Pott, directeur d’Arcowin (directeur de Masterrind). Vaste programme.
Un choix coopératif
Les partenaires évoquent les synergies à créer dans la perspective d’une production plus efficace, avec des coûts réduits et une qualité améliorée. Ils investiront ensemble pour innover et répondre aux enjeux climatiques ou sociétaux qui attendent l’élevage. Arcowin a vocation à développer ses parts de marché, en Europe et ailleurs. La coopérative cherche ainsi à contrebalancer le poids des leaders américains du secteur, largement passés au privé. « Il nous semble essentiel que la production de semences reste aux mains des éleveurs, via des coopératives », souligne Lars-Inge Gunnarsson, vice-président d’Arcowin, issu de Viking Genetics.
Les activités fusionnées couvrent la recherche, les programmes de sélection, la production de semences, le marketing et l’export. Le siège de la structure se trouvera en Allemagne. Les coopératives de base conservent les services aux adhérents. L’ensemble des membres accédera aux doses estampillées Arcowin, mais les catalogues publieront les index nationaux.
Définir les objectifs de sélection
Beaucoup reste à faire avant la fusion effective. Obtenir l’aval des conseils d’administration et des autorités de la concurrence, bien sûr. Mais aussi comparer les taureaux et choisir ceux qui seront conservés. Ou encore définir les objectifs de sélection, et trouver une harmonie entre des pays et des histoires différents. « Nous aurons la capacité à servir les demandes variées de nos adhérents », conclut Vincent Rétif, président d’Arcowin.
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