Comme nos collègues de l’Union européenne, nous faisons face à une explosion de nos charges qui devra être répercutée auprès des consommateurs. Nos politiciens sont trop occupés par la situation internationale pour comprendre que l’inflation dans l’alimentaire (et même les problèmes de disponibilité de ces produits) va se retourner contre eux. Déjà, l’huile est rationnée dans les magasins. De plus, nous avons eu un mois d’avril froid et sec, et mai devrait être pareil. Cela aura un impact sévère sur la production de lait car nous dépendons beaucoup de l’herbe. Les transformateurs l’ont bien compris et commencent à chasser sur le terrain en offrant des prix généreux. Arla met en place une stratégie de recrutement d’éleveurs afin de sécuriser ses approvisionnements. Certaines enseignes de distribution ont des contrats en direct avec des producteurs, et paient un prix équivalent au coût de production, donc au-dessus du niveau payé par les laiteries. Ça a très bien marché depuis quinze ans, mais avec une croissance si rapide des charges, le prix payé s’est retrouvé en décalage. Les distributeurs ont suspendu ce système et versent des bonus aux éleveurs pour les garder. Je pense que nous ne sommes qu’au début de cette inflation. La situation est bien pire pour les producteurs de porcs et de volailles. Vous pensez, en France, que vous exportez surtout des fromages vers le Royaume-Uni ? En fait, vos ventes de faisans et de perdrix pour la chasse sont bien plus importantes. Et elles se trouvent en danger aussi, du fait de la grippe aviaire. Vous venez de réélire Emmanuel Macron, j’espère que nous ne ferons pas de même avec Boris Johnson ! »
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