Nos élus et représentants politiques sont régulièrement invités à se rendre à des assemblées générales d’organismes agricoles et à visiter des exploitations. Je ne sais pas si eux-mêmes ou leurs collaborateurs lisent la presse agricole. Si c’est le cas, j’aimerais leur faire remarquer que les fermes qui leur ouvrent leurs portes ou celles qui, dans la majorité des cas, font l’objet de reportages, ne sont pas le reflet de ce que vivent tous les agriculteurs, les éleveurs notamment. Exploitations équipées dernier cri, EBE supérieurs à 40 % du chiffre d’affaires, temps de travail permettant de s’accorder un week-end sur deux ou de partir régulièrement en vacances ne sont pas le quotidien de tous. Bon nombre ont du mal à finir le mois, ont des semaines de 70 heures ou plus, pour moins d’un Smic quand il est là. C’est ça aussi la triste réalité de nos campagnes.
« Nos campagnes, ce sont aussi des exploitations qui tirent le diable par la queue »
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