La préoccupation du moment est bien sûr la hausse des charges. Depuis le mois de mai, j’achète du soja à plus de 400 €. Je ne fais pas de contrat de long terme, ne sachant pas trop quelle stratégie adopter. Que ce soit le concentré ou le corn feed, c’est 50 à 100 €/t de plus pour tous les aliments. Dans ce contexte, j’ai dû acheter du maïs grain cette année pour densifier la ration de base. Car si les stocks sont abondants, la valeur des fourrages n’est pas exceptionnelle : le maïs dose 0,9 UF et 32 % d’amidon. Avec des animaux de haute valeur génétique, difficile de faire l’impasse, au risque de pénaliser la santé et la reproduction. En raison d’une forte hausse, je n’ai couvert que 60 % de mes besoins en engrais azoté pour la prochaine campagne. Il y a aussi une crainte concernant l’électricité qui, entre le robot ou le tank, représente un budget important. Or, le prix du lait ne suit pas la hausse des charges. Il existe pourtant des indicateurs qui témoigent de cette réalité pour la filière. Il faut croire que les laiteries n’ont pas besoin de lait. »
« Le prix du lait ne suit pas la hausse des charges »
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