La préoccupation du moment est bien sûr la hausse des charges. Depuis le mois de mai, j’achète du soja à plus de 400 €. Je ne fais pas de contrat de long terme, ne sachant pas trop quelle stratégie adopter. Que ce soit le concentré ou le corn feed, c’est 50 à 100 €/t de plus pour tous les aliments. Dans ce contexte, j’ai dû acheter du maïs grain cette année pour densifier la ration de base. Car si les stocks sont abondants, la valeur des fourrages n’est pas exceptionnelle : le maïs dose 0,9 UF et 32 % d’amidon. Avec des animaux de haute valeur génétique, difficile de faire l’impasse, au risque de pénaliser la santé et la reproduction. En raison d’une forte hausse, je n’ai couvert que 60 % de mes besoins en engrais azoté pour la prochaine campagne. Il y a aussi une crainte concernant l’électricité qui, entre le robot ou le tank, représente un budget important. Or, le prix du lait ne suit pas la hausse des charges. Il existe pourtant des indicateurs qui témoigent de cette réalité pour la filière. Il faut croire que les laiteries n’ont pas besoin de lait. »
« Le prix du lait ne suit pas la hausse des charges »
Article réservé aux abonnés.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026