Le gouvernement va annoncer un plan de 30 milliards d’euros pour réduire drastiquement l’élevage néerlandais. Pour le cheptel laitier, il parle de l’abaisser de… 40 % en achetant aux producteurs leurs quotas phosphates. Les fermes à proximité des zones Natura 2000 seront également déplacées. Heureusement, ce n’est pas mon cas mais je devrai sûrement investir dans des adaptations. Après des mois de débats difficiles sur les émissions d’azote qui concernent toute l’économie néerlandaise, le pays a choisi de couper un pan entier de l’agriculture. Les droits d’azote libérés permettront de satisfaire les nombreux projets immobiliers et routiers dont les permis sont actuellement en stand-by. Cette décision est dure à accepter. Je n’arrive même pas à le réaliser tant elle est incroyable ! Elle provoque beaucoup d’émotion chez les agriculteurs. Il faut s’attendre à des descentes de tracteurs dans les villes. À court terme, le prix du lait va sans doute augmenter mais à moyen terme, la filière va perdre en services, dynamisme et innovations.
« L’avenir du lait est menacé aux Pays-Bas »
Article réservé aux abonnés.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Les seuils de déclaration environnementale relevés pour les élevages bovins