L’été a bien sûr été marqué par les conditions difficiles de la moisson, sans cesse reportée à cause de la pluie. Si les premiers hectares battus ont permis de livrer quelques remorques de qualité meunière, à 75 ou 75,5 de poids spécifique et 16 % d’humidité, une partie de la moisson a dû être déclassée en blé fourrager, avec parfois des taux d’humidité de 18 %.
Dans ces conditions humides, la batteuse a même fortement marqué le sol et nous avons rentré de la paille de qualité médiocre.
La betterave, pour laquelle je n’ai pas la main sur la date de récolte, s’est révélée très feuillue, avec un développement racinaire moindre. Comme dit le proverbe, “année de foin, année de rien” et, en effet, les volumes d’herbe débordent des silos, au point que j’ai dû recourir à l’enrubannage. J’attends les résultats d’analyses d’ensilages dont la valeur semble un peu en retrait au regard des premiers résultats sur le troupeau.
Enfin, le chantier de maïs est programmé le 5 octobre : les épis semblent bien fournis et la plante est très haute. Cela ne pénalisera-t-il pas le rapport tige-grain, et donc la valeur énergétique ?
Mon objectif est de me rapprocher d’une ration de base incluant la pulpe et l’herbe, dosant 1 UF/kg de MS. C’est pourquoi je n’hésite pas à semer tôt des variétés précoces (indices 170 à 200), afin de récolter un grain vitreux, riche en amidon. Un moyen de limiter la complémentation énergétique dans un contexte d’aliment cher. Car la revalorisation du prix du lait reste encore très insuffisante pour compenser la hausse généralisée des charges.
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