Les prix des matières premières ont flambé.
Je n’ai pas de contrat pour mes achats d’aliments et mon coût de production est élevé. Mon lait est vendu à 360 €/1000 l en juin, il aurait fallu 390 ! En revanche, j’ai acheté à l’avance les matériaux nécessaires à la construction de mon bâtiment. Je n’aurai pas de surprises de ce côté-là. J’ai choisi de construire en bois parce que normalement, c’est moins cher. Mais des insectes ont fait des dégâts dans les forêts l’an dernier et les prix ont grimpé. La météo de ce printemps a un impact sur mon chantier. La fosse à lisier a été réalisée en juin par 30 °C. Il a fallu arroser le béton. Le mois de mai a été très frais. Les récoltes d’herbe ont pris du retard. Je n’ai pas encore les résultats d’analyse de la première coupe mais je pense qu’elle est assez pauvre en énergie et en protéine. Le maïs a souffert, je sème 8-9 grains/m
2
et en moyenne, je n’aurai que 5 plants. D’autres ont dû ressemer. »
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Les seuils de déclaration environnementale relevés pour les élevages bovins