Le printemps tardif a pénalisé le volume des premières coupes
d’herbe précoce, mais la deuxième coupe de début juin est très satisfaisante, tant en quantité qu’en qualité. Avec une météo chaude et humide, je me tiens prête pour les troisièmes coupes (et deuxième coupe de luzerne) après seulement quatre semaines de repousses. Les stocks sont au rendez-vous, et cela m’a déjà permis de doubler la part d’ensilage d’herbe dans la ration des laitières (15 kg brut). L’effet sur la santé et le TB s’en fait ressentir. Voilà au moins un point positif. Car le prix du lait, lui, ne bouge pas : depuis plusieurs années, le prix de base semble devoir rester bloqué entre 325 et 335 €. Comme un prix politique qui conviendrait à la filière, tout en maintenant la collecte auprès des éleveurs. Pas sûr que les nouvelles générations accepteront de prendre la relève avec un tel niveau de rémunération de leur travail. Pourtant, un bond en avant était annoncé pour 2021. Mais vu les retenues sur le prix du lait du printemps, ce ne sera qu’un saut de puce. Est-ce lié à la marge des GMS ou à la rentabilité de notre coopérative ? Les années passent et quelle déception de constater, en assemblée de section, que Sodiaal n’est pas en mesure de valoriser les PGC à plus de 342 €, et que notre seul espoir de remontée du prix dépend de l’évolution du prix allemand ou de celui du beurre-poudre, dont les embellies sont souvent de courte durée. À l’image des élections régionales, la très faible participation à l’assemblée de section ressemble à de la résignation face à une situation qui n’évolue pas.
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