Notre gouvernement vient d’achever un projet d’accord commercial avec l’Australie, et le Canada demande des conditions similaires. Malheureusement, en échange d’un libre accès pour les services financiers ou du matériel médical, le Royaume-Uni ouvre grand son marché de la viande et des céréales. Après la crise sanitaire, on pensait que l’alimentation serait considérée comme un enjeu de sécurité nationale. Mais non, cette politique ne cherche que le prix le plus bas, peu importe l’origine. C’est exactement ce que les agriculteurs redoutaient avec le Brexit. Ça nous rappelle la crise de 1846, quand l’État a supprimé les taxes sur les céréales australiennes. Nos surfaces en grain ont chuté de 22 % et l’exode rural a explosé. Aujourd’hui, la politique à l’égard des campagnes vise d’abord à restaurer les marécages et les tourbières, ou encore à doubler la surface en forêt. Les primes que nous percevions vont baisser dès cette année et à terme, il ne restera d’aides que pour ceux qui plantent des arbres, ou améliorent la qualité de l’eau et la biodiversité. Le gouvernement a annoncé aussi un plan d’aide au départ à la retraite pour les agriculteurs. On ne sait pas très bien si le but est d’aménager la campagne pour accueillir les citadins repus de nourriture importée et pas chère. »
« Ça y est, le gouvernement lâche l’agriculture »
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