Installé en Gaec avec mon père, j’ai progressivement transformé l’exploitation pour passer en tout herbe et en bio. Je ne donne plus du tout de concentrés et les vaches sortent au pâturage presque toute l’année. Elles produisent 4 500 à 5 000 l de lait. Ici, il est rare d’avoir un mois sans pluie, même si le climat semble changer avec des printemps plus tardifs et des étés plus chauds. On a 70 ha accessibles, sur des terrains assez vallonnés. Avec quelques aménagements, on disposera partout de chemins confortables et de points d’eau suffisants. J’organise des paddocks de 1 ha, avec comme objectif que chacun ait au moins un côté protégé. On plante des haies tous les hivers.
Les vêlages sont groupés au printemps. Le troupeau d’origine, de race pie-rouge des plaines, est croisé avec des taureaux néo-zélandais, holsteins ou jersiais. Je cherche des vaches adaptées à notre système, petites, solides, avec de bonnes pattes. Les premières inséminations se font avec des doses sexées pour assurer le renouvellement. Après, on passe à la saillie naturelle avec des taureaux de race à viande. Mon père et moi sommes polyvalents, ce qui nous permet d’être libres un week-end sur deux et de prendre quelques semaines de vacances.
Je fais partie d’un groupe d’éleveurs qui travaillent un peu comme moi. Il est animé par la chambre d’agriculture. J’aime beaucoup ce partage d’expériences. On parle monotraite, bale-grazing, conduite des prairies, etc. Plein de sujets techniques sur lesquels on progresse ensemble. »
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