Après un hiver pluvieux, froid et neigeux, le temps, brutalement, s’est mis au doux, et le printemps s’annonce précocement. Mi-février, en une semaine, nous sommes passés de -10 °C à + 15 °C. Gorgés d’eau il y a encore peu de temps, les sols se ressuient à toute allure et les champs reverdissent. Nous préparons les pâtures, et si les prévisions se confirment, nous commencerons à lâcher les bêtes bientôt, ce qui soulagerait les stocks de foin. Pour les vaches, nous avons dû acheter une semi de foin de luzerne bio. Une autre sera peut-être encore nécessaire. Pour les génisses, que nous avions rentrées début décembre, nous avons ce qu’il faut. Ce printemps, aurons-nous une météo “normale”, avec, en mars-avril, de la douceur et de l’eau ? On reparle de la météo une fois de plus avec l’impression de rabâcher. Alors qu’on subissait des aléas climatiques une fois tous les dix ans, aujourd’hui ils se suivent. Nos repères sont bousculés. Il y a de quoi perdre notre flegme. Saugrenue il y a quelques années, l’idée d’aménager une retenue collinaire pour sécuriser la luzerne et le maïs fait son chemin. »
« Encore une fois, la météo ! »
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