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Aléas climatiquesTendre des filets de sécurité pour ne pas manquer de fourrages

« Le coût d'investissement pour un élevage allaitant naisseur qui souhaiterait constituer un stock de report de paille de deux mois est de l'ordre de 100 €/UGB en balle cubique et 200 €/UGB en balle ronde. » (©Terre-net Média)
« Le coût d'investissement pour un élevage allaitant naisseur qui souhaiterait constituer un stock de report de paille de deux mois est de l'ordre de 100 €/UGB en balle cubique et 200 €/UGB en balle ronde. » (©Terre-net Média)

D'une année à l'autre, les rendements fourragers sont très variables. Et on l'a récemment vu : la sécheresse estivale peut faire de gros dégâts. Sébastien Juliac, responsable du service élevage à la chambre d'agriculture de l'Aisne liste les stratégies possibles pour éviter les pénuries.

« Avec le changement climatique actuel, on voit apparaitre des déficits fourragers épisodiques. » Arrêt de la pousse de l'herbe, chute de rendement de paille, manque d'épis sur les maïs... Il faut s'adapter pour se prémunir de la fluctuation. Sébastien Juliac de la chambre d'agriculture de l'Aisne identifie deux principales pistes à suivre :

- Constituer des stocks de report, notamment via les fourrages secs qui se conservent sur une longue durée. Les bâtiments de stockage pour la paille sont d'ailleurs désormais éligibles au PCAE dans certaines régions (Hauts-de-France notamment).

- Diversifier le système fourrager via les cultures mais aussi les périodes de récolte (exemple : méteil, betterave fourragère, luzerne). Mais attention, cela multiplie le nombre de chantiers sur l'exploitation.

Retrouvez plus de détails dans la vidéo ci-dessous :

Cliquez sur l'image pour lancer la vidéo

Simulation : un méteil pour compléter le maïs fourrage

« Nous avons simulé l'introduction d'un méteil dans une exploitation de polyculture élevage laitier dont le maïs représente dans la situation initiale 50 % de la SFP. L'objectif est de substituer dans la ration hivernale 3 kg de maïs ensilage par du méteil. Nous observons alors que :

- lors des années d'abondance (comme en situation normale), l'effet de la diversification reste relativement neutre sur le coût alimentaire et l'EBE

- mais la stratégie devient payante lorsque les conditions climatiques se compliquent. »

« Il faut donc réfléchir sa stratégie en fonction des conditions pédoclimatiques et structurelles de l'exploitation, de la disponibilité en main d'œuvre, de la capacité d'investissement, et des besoins nutritionnels des animaux », conclue l'expert.

Passionnée par l'élevage bovin, me voilà journaliste élevage puis rédactrice en chef de Web-agri. J'ai la chance de visiter un grand nombre de fermes et de rencontrer beaucoup d'éleveurs. Articles techniques, trucs et astuces, reportages... : j'essaie de vous accompagner au quotidien et de mettre à l’honneur chaque système, aussi différent soit-il. Je suis convaincue qu’il y a de bonnes idées à piocher un peu partout. D'ailleurs, à quand un reportage chez vous ? ;)

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