Pour ajouter l’article à vos favoris identifiez-vous.
Pour éviter la fuite de nitrates dans la nappe phréatique, le Gnis rappelle qu'il faut veiller à ce que l’herbe ne soit pas haute et épiée sinon elle ne consomme plus tout l'azote produit par la minéralisation du sol. De même, l'implantation de cultures dérobées fourragères ou de plantes de service est essentielle pour préserver la qualité de l’eau et la fertilité des sols.
Préserver la qualité de l'eau est un des objectifs que suivent les éleveurs. Les efforts réalisés ces dernières années ont d'ailleurs permis une nette amélioration dans les zones d'élevage. En décembre dernier, l'Idele notait ainsi dans ses Dossiers techniques de l'élevage : « En France, dans la plupart des territoires où sont élevés des ruminants et où une part importante de la SAU a été maintenue en herbe, la teneur en nitrates des eaux s'améliore significativement ».
Le taux de nitrates dans l'eau est en effet un des critères utilisés pour qualifier la qualité de l'eau. Le Gnis, groupement national interprofessionnel des semences et plants, rappelle que l'opinion publique assimile souvent les nitrates à la pollution alors qu'« ils sont indispensables à la vie », mais il faut faire attention à ce qu'il ne soit pas en excès, ce qui peut être préjudiciable.
De juin à août, alors que la libération de l’azote est maximum dès qu’il y a un peu d’humidité dans le sol, « il est important que les flores prairiales soient poussantes et actives pour consommer l’azote. Or, lorsque l’herbe est haute, épiée, elle meurt ou passe par une phase de repos végétatif et ne consomme plus les nitrates. Les taux de nitrates dans les eaux de lessivage des prairies à l’abandon ou sous-exploitées, même sans apport d’engrais, sont très élevés, note ainsi le Gnis. À l’inverse, des ray-grass italiens fertilisés ou une prairie poussante sont capables de consommer l’azote disponible réduisant ainsi fortement la fuite des nitrates dans la nappe phréatique. »
Une végétation très développée et épiée perd donc fortement de sa valeur nutritive et surtout n’a plus d’action de pompe à nitrates.
Par ailleurs, un sol qui serait pendant une longue période sans plante vivante, est aussi préjudiciable. « L’implantation de plantes en cultures dérobées fourragères ou de plantes de service est essentielle pour préserver la qualité de l’eau et la fertilité des sols. » La présence de couverts va faciliter la pénétration de l’eau plutôt que le ruissellement en surface et avoir un effet tampon, lorsque la pluviométrie est importante en ralentissant l’écoulement. Ils permettent aussi d’augmenter la réserve utile du sol en eau en améliorant le taux de matière organique et sont enfin un moyen de lutte contre les adventices.
D'où l'importance de bien gérer ses prairies et ses choix d'espèces que ce soit pour les prairies, les cultures dérobées fourragères ou les plantes de service. Le Gnis dispose pour cela de deux sites : www.prairies-gnis.org et www.herbe-actifs.org.
Votre email professionnel est utilisé par les sociétés du groupe NGPA pour vous adresser ses newsletters
et les communications de ses partenaires commerciaux. Vous pouvez vous opposer à cette communication pour nos partenaires en cliquant ici.
Consultez notre politique de confidentialité
pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.
Notre service client est à votre disposition par mail : serviceclients@ngpa.fr.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026