La FNB a lancé mercredi 1er juin 2016 un appel à mobilisation auprès des producteurs de viande bovine pour qu’ils s’impliquent davantage dans le redressement de leur filière, en s’investissant dans le développement d’un « cœur de gamme made in France » auprès des GMS et dans la conquête de la restauration hors domicile.
« Il n’y a pas de plan B », a prévenu Jean-Pierre Fleury, mercredi 1er juin 2016. Face aux difficultés économiques et à la concurrence étrangère, « les éleveurs allaitants doivent reprendre la main et s’investir dans la commercialisation de leurs production », a expliqué le président de la FNB.
Le syndicat veut « faire émerger rapidement une approche nouvelle pour la filière, axée sur la création de valeur pour le troupeau allaitant ». Une approche en trois axes : « le réinvestissement, par les éleveurs, de leur marché et le développement d’une stratégie d’export axée sur la valeur, la différenciation et la valorisation du troupeau allaitant dans les GMS et la reconquête de la Restauration Hors Domicile (RHD) ».
L’appel de la FNB est lancé dans une vidéo mettant en scène un éleveur indiquant s’être réapproprié la commercialisation de ses animaux, via sa coop, mais aussi en s’investissant auprès des GMS et des collectivités locales.
[Vidéo] L’appel de la FNB : « Je suis éleveur, je garde ma valeur. A nous d’être acteurs ! »
En matière de valorisation du troupeau allaitant dans les GMS, la FNB veut développer un « cœur de gamme ». Ce « cœur de gamme allaitant, différencié par sa qualité et son prix aura vocation à constituer le support d’un rayon viande bovine proposant un échéancier de qualités - entrée de gamme, cœur de gamme, premium – et de produits : mise en valeur des races, des territoires et des savoir-faire ». L’enjeu est important puisque les GMS représentent 54 % du marché de la vache allaitante. Dans ce cadre, le syndicat a signé avec Serge Papin, représentant de Système U, un engagement de mise en œuvre de cette stratégie dans les magasins de l’enseigne.
La restauration hors domicile constitue aussi un énorme potentiel pour la filière viande bovine française. « En RHD, il y a 70 % de viande d’importation. Ce n’est pas admissible », dénonce Jean-Pierre Fleury.
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