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FCO : vacciner tôt pour que l’immunité ait le temps de se mettre en place

A gauche, Fabienne Presse (éleveuse laitière), à droite Nelly Hanser (vétérinaire).
A gauche, Fabienne Presse (éleveuse laitière), à droite Nelly Hanser (vétérinaire).

En 2025, la fièvre catarrhale ovine (FCO) a confirmé qu’elle pouvait faire payer un lourd tribut à l’élevage bovin. Avec deux sérotypes en circulation, la maladie occasionne décrochages de production, fièvre, lésions et troubles de la fertilité. Nelly Hanser, vétérinaire à la clinique de l’Arguenon (22), insiste sur un principe de prévention : vacciner suffisamment tôt pour que l’immunité soit installée avant la reprise d’activité des culicoïdes.

Eleveuse à l’EARL du Gohy (Le Mené, Côtes-d’Armor), Fabienne Presse a suivi les conseils de sa clinique vétérinaire : « J’ai vacciné contre la FCO 3 en mars 2025 pour anticiper l’épidémie, explique-t-elle. On a quand même été touché durant l’été par le sérotype 8, mais sans graves conséquences. J’ai eu une suspicion parce que j’avais deux petites génisses avec un œil blanc. L’analyse l’a confirmé. J’ai vacciné contre ce sérotype en septembre. »

Installer l’immunité avant la période à risque

« C’est important d’agir dès février et jusqu’à avril, rappelle Nelly Hanser, vétérinaire à la clinique de l’Arguenon (22). La maladie est transmise par des moucherons qui recommencent à piquer quand les températures se radoucissent au printemps. Il faut que l’immunité ait le temps de se mettre en place avant. Si les animaux rencontrent le virus quelques jours ou semaines après la vaccination, celle-ci n’a pas le temps de faire effet. Il faut anticiper. » À cet argument s’en ajoute un autre : la pause hivernale est le meilleur moment pour vacciner car c’est une période plus calme pour les éleveurs.

En 2025, deux sérotypes en circulation

Dans l’ouest de la France, le gros de l’épidémie a sévi, en 2025, de juillet à septembre avant de se tasser. « Ça a vraiment frappé fort, pointe la vétérinaire. Les sérotypes 3 et 8 ont beaucoup circulé. C’est la première année où nous avons ressenti l’impact des deux valences de manière aussi violente dans nos départements bretons. On a même vu des fermes où les deux étaient retrouvés. »

Quand elle circule dans un élevage, la perte de lait est importante, mais la FCO pénalise aussi la fertilité. A cet égard, tout le monde est concerné, allaitants compris. Par ailleurs, l’exposition n’est pas réservée aux seuls troupeaux pâturants : « Cela augmente le risque de contamination, mais les élevages en bâtiment sont aussi à risque. On a vu des animaux au robot être touchés. »

Les lésions oculaires, un symptôme à surveiller

Parmi les symptômes possibles, les atteintes oculaires font partie des tableaux décrits en élevage (œdèmes et opacification), parfois aggravées en extérieur par la photosensibilité. Elles sont à surveiller. Les lésions sur les trayons peuvent compliquer la traite et amener à réformer.

Encore des réticences chez beaucoup d’éleveurs

« Nous sommes dans un bassin laitier où la vaccination n’est pas une habitude historique, confie Nelly Hanser. Il y a encore des réticences chez beaucoup d’éleveurs : peur des effets secondaires, et puis l’idée que le chantier vaccinal est compliqué à mettre en place. Certains ont également fait le pari de passer à travers… mais avec pour la plupart d’entre eux une grosse déception à la clé. »

Sur l’exploitation de Fabienne Presse, la vaccination s’est faite sans difficultés. « Ça ne me fait pas peur. Et il n’y a eu aucun effet secondaire ni avec l’un ni avec l’autre vaccin. » L’éleveuse juge aussi raisonnable le chantier vaccinal dès lors que la contention suit : « Chez moi, le vétérinaire ne vient pas. On fait nous-mêmes nos 150 animaux, vaches et génisses. Tout le monde est bloqué au cornadis. À deux, en 2025, il nous a fallu une heure et quart. »

Au-delà de l’intérêt individuel, l’objectif reste aussi de vacciner un maximum d’animaux pour “casser” la circulation du virus. La vétérinaire le constate : « De plus en plus d’éleveurs franchissent le pas. La vaccination a quand même freiné la diffusion. »

Un coût vite amorti grâce aux pertes évitées

Sur le plan pratique, une primo-vaccination et un rappel environ trois semaines après sont nécessaires avec deux injections pour couvrir l’un et l’autre sérotype. Les éleveurs qui avaient vacciné l’an dernier doivent penser au rappel. Les jeunes animaux, eux, auront besoin d’une première et d’une deuxième injection.

La question du coût est souvent citée comme frein. Mais si la maladie frappe l’élevage… les conséquences financières sont importantes. « Avec un épisode comme celui de 2025, quand on s’évite les pertes en lait et les problèmes d’infertilité, le coût de la vaccination est largement remboursé », insiste Nelly Hanser.

Pour 2026, elle anticipe une facture plus légère, puisqu’une partie des animaux passera seulement en rappels. « On va revacciner en mars et on fera les deux sérotypes d’un coup cette fois. Je trouve moins coûteux de vacciner que de risquer de supporter les conséquences de la FCO. Et c’est aussi beaucoup moins de stress… »

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