Après plusieurs semaines de stand-by, la propagation de la dermatose bovine contagieuse reprend du poil de la bête. Au 15 octobre, 86 foyers de la maladie étaient dénombrés. Un nouveau foyer détecté dans l’Ain le 14 octobre, trois dans le Jura, identifiés les 11, 12 et 13 octobre, ainsi que trois cas récemment détectés dans les Pyrénées-Orientales. Dans les trois départements, la détection de nouveaux foyers a conduit à la création d’une zone réglementée. La plupart des détections ont été faites suite à des « suspicions cliniques » note le GDS Bourgogne-Franche-Comté.
Pas de nouveau cas en Savoie
Les foyers de l’Ain et du Jura proviennent probablement du réservoir historique de la maladie, situé dans les Alpes. La Savoie n’a cependant pas déclaré de nouveau foyer depuis le 24 août, ce qui laisse espérer aux éleveurs la levée de la zone réglementée. En l’absence de nouveaux cas, les restrictions liées à la DNC pourront être levées le 21 octobre, soit 45 jours après la détection du dernier cas.
Déjà plus de 1 700 bovins abattus
Les foyers des Pyrénées-Orientales s’expliquent par la propagation du virus repéré au début du mois de l’autre côté des Pyrénées. Le 3 octobre, l’Espagne avait confirmé un premier foyer de DNC en Catalogne non loin de la frontière française, puis un second le 6 octobre, à quelques kilomètres au nord du premier foyer, explique la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAFF) Occitanie sur son site internet.
Les animaux situés dans les élevages affectés par la DNC devront donc être obligatoirement abattus « afin de prévenir l’extension de l’épizootie » précise la préfecture des Pyrénées-Orientales dans un communiqué. Comme en Savoie, les abattages feront l’objet d’indemnisation, et la vaccination de l’ensemble des bovins de la zone est prévue. Depuis sa diffusion dans le nord des Alpes, plus de 1 700 animaux ont été abattus en France, en raison de la stratégie d’abattage pensée pour éradiquer la maladie.
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