« On a maintenu les engagements du groupe Bigard à savoir 650 embauches d'ici la fin de l'année », a indiqué à l'AFP Benjamin Castel, directeur général adjoint du groupe basé à Quimperlé (Finistère). L'entreprise prévoit d'embaucher à compter de septembre 150 alternants, ainsi que 500 autres personnes, également en CDI, d'ici la fin de l'année, « essentiellement sur des emplois d'opérateurs de production », a précisé monsieur Castel.
« Nous avons peu de turnover dans le groupe, mais 200 et 300 départs à la retraite tous les ans et comme nous sommes sur des emplois à fort savoir-faire. Former un désosseur, c'est entre deux et trois ans, on ne veut pas avoir une année blanche avec des répercussions sur 2022 ou 2023 », a-t-il expliqué.
Ces embauches interviendront sur l'ensemble des 55 établissements, dont 28 abattoirs, que compte le groupe en France.
Celui-ci va en outre verser à 11 000 de ses 14 000 salariés « une prime d'engagement alors qu'ils ont continué à travailler quand la France était complètement à l'arrêt », a ajouté le dirigeant, assurant que « toutes les mesures barrière » avaient été mises en place pendant la période de confinement. La prime s'élève à un peu plus de 300 euros en moyenne par salarié.
« Nous avons également pris des engagements de non recours à l'activité partielle en 2020 », a ajouté Benjamin Castel. Le groupe familial (4,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires) détient trois marques leader, Bigard, Charal et Socopa.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026