Sunlait vient de signer un partenariat avec les Maîtres Laitiers du Cotentin (MLC). Suite à ses démêlés judiciaires avec Savencia, l’association d’organisations de producteurs avait annoncé qu’elle était à la recherche d’autres débouchés pour au moins une partie de la production de ses adhérents. C’est chose faite, pour une première partie, avec la signature de cet accord. Ce sont en réalité MLC et Yéo frais, dans le sud-ouest, qui ont pris contact avec Sunlait après avoir pris connaissance de cette intention.
60 millions de litres de lait
Yéo Frais, industrie laitière située à Toulouse, a rejoint le groupe Maîtres Laitiers du Cotentin en mars 2017. Dernier site majeur fabricant des produits ultra-frais dans le sud-ouest, cette entreprise transforme chaque année 110 000 tonnes de lait en yaourts, crèmes et lait de consommation. Le lait est notamment commercialisé sous forme de « briques roses », qui assure une rémunération équitable aux éleveurs. Ces produits sont destinés à la GMS et à la restauration collective, sous le label Sud de France Occitanie et sous la marque Campagne de France.
Un des objectifs de MLC est de maintenir l’activité de Yéo Frais et ses 220 emplois, dans une région agricole où la déprise laitière est forte (- 6,3 % du nombre de livreurs sur un an, source FranceAgrimer/Cniel décembre 2023). Cela suppose cependant de garantir son approvisionnement en lait, ce que les éleveurs de Sunlait vont rendre possible.
MLC et Sunlait ont trouvé un accord sur un peu plus de 60 millions de litres de lait par an, ce qui représente un engagement pour près de 300 exploitations laitières. Les livraisons débuteront dès la fin 2024. « Cet accord est un bol d’air pour les deux protagonistes, l’industrie s’assurant de livraisons de lait et les producteurs d’un nouveau transformateur », déclarent les représentants de Sunlait.
Banette, la Prim’Holstein qui a produit 184 909 litres de lait en 14 lactations
« On ne peut pas garantir que la viande importée du Mercosur soit sans hormones »
Des Aubracs qui font des kilomètres pour pâturer et entretenir le territoire
Jules et Apolline, installés hors cadre familial : « Sans Terre de liens, ça n’aurait pas été possible »
Prix des engrais : la tendance « clairement orientée à la hausse »
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »
Épizooties et décapitalisation : 315 000 veaux manquent à l’appel