Les mouches sont un véritable fléau pour les éleveurs et leurs animaux. En pâture, en bâtiment, dans la salle de traite et même dans la maison, tout le monde cherche à s'en débarrasser. D'après les nombreux posts sur les réseaux, les solutions foisonnent. Mais quelles sont les plus efficaces ?
Avec les fortes chaleurs, les mouches ont fait leur grand retour. À l'herbage comme dans les stabulations, mais aussi dans les habitations sur la ferme, les mouches sont partout. Après un premier article l'an dernier sur la lutte chimique ou mécanique contre les mouches, la rédaction de Web-agri est allée à la pêche aux recettes et astuces sur les réseaux sociaux :
L'ail :
« J'ai acheté des seaux à lécher à l'ail et bien sûr, premier ingrédient : de la mélasse. Les vaches se jettent dessus et en 2-3 jours le seau est vide. Je n'ai constaté aucun effet sur les mouches et ça ne sent pas du tout l'ail... » Voilà ce qu'on peut lire sur la toile. Certains répondent : « Les seaux à base d'ail sont conçus pour éliminer les tiques, pas les mouches. »
Pourtant, une éleveuse témoigne : « Je fais macérer de l'ail frais et des clous de girofle dans du vinaigre de cidre et je pulvérise le mélange régulièrement sur les veaux restant en nurserie, ça fonctionne très bien. »
Huiles essentielles, homéopathie, acupuncture :
Là-dessus, chacun a son petit remède (huiles essentielles de citronnelle, de palmarosa, d'eucalyptus citronnée, de géranium, de lavande, granules d'euphrasia ou mercurius, etc.). Le tout est de bien maîtriser l'utilisation de ces médecines dites complémentaires - via la formation - mais aussi d'être bien sûr de sa recette pour éviter les effets secondaires indésirables, notamment avec l'aromathérapie.
Des plantations pour repousser les mouches :
Certaines plantes comme le basilic, le laurier, le géranium citronnelle, la menthe ou encore les œillets d'Inde sont connues pour repousser les mouches et autres insectes nuisibles. Pourquoi ne pas tester dans les bâtiments ?
Sur le même sujet, rappelons que les zones bétonnées autour de la stabulation ne font qu'amplifier la chaleur ambiante par réverbération. Mieux vaut privilégier des zones enherbées et si possible des haies et arbres pour rafraîchir les bâtiments.
Il faut également curer plus régulièrement les stabulations en été et éviter de garder ces tas de fumier à proximité du logement car ce sont de véritables réservoirs à mouches.
Du film collant pour les attraper :
On connait tous ces fameux rubans gluants sur lesquels se collent les mouches. Leur efficacité n'est plus à prouver et ils sont régulièrement employés, notamment dans les salles de traite mais aussi dans les bâtiments en complément d'autres solutions. En pâture, les rubans sont plus difficiles à installer. Parmi les éleveurs de chevaux, beaucoup se munissent de pièges à taons mobiles.
Mini guêpes prédatrices :
Elles sont produites en Bretagne et sont à placer dès le mois d'avril pour s'attaquer aux larves de mouches. D'après un éleveur : « Il faut s’y prendre tôt et faire en sorte qu’elles se reproduisent : éventuellement lors du curage, il faut garder un peu de fumier dans un coin, un genre de "fond de cuve". »
Nichoirs à oiseaux :
D'après les dires d'une éleveuse sur la page des producteurs de lait, les oiseaux - et notamment les hirondelles - sont de très bons alliés en bâtiment. Elle conseille : « Il faut leur proposer plusieurs nichoirs dans la stabulation pour les inciter à y rester et attraper les insectes. » Elle préconise également : « Laissez toutes les toiles d'araignées, tant pis si ça ne fait pas très propre, on fera le ménage l'hiver ! »
Brumisateur en salle de traite et/ou ventilation :
Bien sûr, dans les endroits exigus où les animaux sont forcés de se regrouper, il faudra mettre en place des systèmes mécaniques comme des ventilateurs et/ou brumisateurs. Ces derniers peuvent être de fabrication maison. On peut aussi choisir de traire en plusieurs lots pour éviter de rentrer tout le troupeau d'un coup et limiter le nombre de vaches dans l'aire d'attente.
Bureau à l'ombre, ventilation naturelle et aujourd'hui brumisation...
Une mouche qui sort d'hibernation au printemps engendrerait 1 000 nouvelles mouches au bout d'une semaine (les œufs éclosent en 7 à 8 heures en été), qui donneront elles-mêmes 1 million de mouches la semaine suivante, selon les experts en santé animale du groupe Virbac. On n'en a donc pas fini !
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