Pour ajouter l’article à vos favoris identifiez-vous.
« En 2015, j'ai cherché à modifier mon système car je ne m'y retrouvais plus personnellement et économiquement. Je suis parti sur un système herbager couplé à un passage en agriculture biologique. » Thomas Leclerc et Ludovic André, deux agriculteurs des Côtes d'Armor témoignent quant aux changement opérés sur leurs fermes respectives.
Cliquez sur l'image pour lancer la vidéo
Ludovic André et Thomas Leclerc sont éleveurs dans les Côtes d'Armor (respectivement à Erquy et à Plédéliac). Membres du GIEE de la Baie de St Brieuc, ils se sont fait accompagner par le Cedapa pour faire évoluer leurs exploitations vers des systèmes herbagers.
5 ans après son installation, Ludovic André est passé de 15 à 24 ha de prairies pour ses 42 vaches laitières (avec 12 ha de maïs et 12 ha d'orge). Thomas Leclerc a lui troqué la classique ration maïs/correcteur azoté contre un système pâturant 7 ans après son installation. « Je ne m'y retrouvais plus du point de vue de mon métier mais aussi économiquement parlant. » Il exploite aujourd'hui 57 ha de prairie, 5 ha de maïs et 5 ha de méteil pour 71 VL et 415 000 litres de lait produits en bio.
Faire évoluer son système pour une progression économique
« C'est d'abord mon coût alimentaire qui a bien diminué », se souvient Ludovic André. « Lorsque je me suis installé, on atteignait 86 €/1 000 l. On est aujourd'hui à 61 €/1 000 l. Les frais vétérinaires ont eux aussi fondu : 100 €/VL la première année contre 50 €/VL actuellement. On voit donc l'effet bénéfique du système herbager sur la santé du troupeau. »
Même chose chez Thomas Leclerc : « La marge brute s'est nettement améliorée. Elle est passée de 93 000 € en 2015-2016 à 134 000 € en 2017-2018. Certes, le lait est mieux valorisé par le passage en bio mais je n'avais livré que 6 mois de produit en bio lors du bilan donc l'impact de la conversion ne justifie pas à elle seule cette amélioration. D'autre part, la reproduction a elle aussi bien évolué : on est à 67 - 68 % de réussite en 1ère IA contre 40 à 45 % auparavant. »
Accepter de produire moins
Après avoir converti son troupeau à la bio, Thomas constate une baisse de production de l'ordre de 2 200 litres/VL. « Avant, je distribuais du maïs quasiment à volonté avec environ 900 kg de correcteur azoté/VL/an. En 2017-2018, j'ai arrêté le correcteur azoté et j'ai plutôt distribué 400 kg de concentré de production que je produis sur l'exploitation. »
De son côté, Ludovic constate une évolution de son temps de travail : « On est sur des systèmes très saisonniers. Au printemps, on retrouve plus de souplesse lorsque les animaux sortent jusque fin juillet-début août. » Et Thomas confirme : « Si je n'avais pas modifié mon système, je ne serais certainement plus éleveur car je n'avais plus goût à travailler. »
Votre email professionnel est utilisé par les sociétés du groupe NGPA pour vous adresser ses newsletters
et les communications de ses partenaires commerciaux. Vous pouvez vous opposer à cette communication pour nos partenaires en cliquant ici.
Consultez notre politique de confidentialité
pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.
Notre service client est à votre disposition par mail : serviceclients@ngpa.fr.
La mécanisation sécurise l’entretien des haies bocagères
Laisser le couple mère/veau laitier ensemble la première semaine : ça a du bon !
Sabine et Cédric Lecointe ont investi 200 000 € dans le robot de traite GEA DairyRobot R9500
Du poids vif au rendement viande : comprendre où partent les kilos
Faut-il revoir sa complémentation face à la baisse du prix du lait ?
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »
Conflits de voisinage liés aux projets agricoles : peut-on les désamorcer ?