C’est au pied des grandes tours de la Coopérative agricole (CTB) que les stands ont été dressés pour accueillir les 87 animaux de cette belle manifestation. Si l’offre est moins importante, la qualité est en revanche très relevée notamment du côté des Blondes d’Aquitaine. Ces animaux venus en majorité des élevages de Charente-Maritime ont fait l’admiration d'un public nombreux, notamment à l’heure de l’entrecôte du midi. Pour les agriculteurs de cette région majoritairement céréalière, c’est une chance de pouvoir observer des animaux d’une telle qualité. Il est vrai que ce département possède le plus bel élevage de Blondes d’Aquitaine de France avec la Maison Arsicaud, avec une génétique très relevée et un savoir-faire dans l’engraissement et la finition des animaux renommés.
Merci Alain
Décédé en décembre 2015 à l’âge de 69 ans, Alain Branchaud, était le président créateur de ce concours en 2000. Investi dans le monde rural dès la fin de ses études agricoles, il était à l'origine, avec quelques directeurs et présidents, de la restructuration totale de l'Union des coopératives agricoles d'approvisionnements de Saintes, en 1992. Ainsi, le département est actuellement le seul en France à regrouper autant d'organismes collecteurs de céréales. Tous ceux qui l'ont connu parlent d'un visionnaire, engagé, pragmatique, fédérateur, dont le relationnel atypique ne laissait personne indifférent.
Un classement pas si facile à faire
Après avoir reçu les consignes de Freddy Vinet, organisateur de ce concours, quant à la définition des championnes « ce sont les animaux les mieux conformés, de grande finesse, finis à point qui doivent être mis en avant », le jury est entré en action. Composé d’experts de la viande haut de gamme, ils se sont mis à l’œuvre. Si les sections des Charolaises, Limousines ou Parthenaises ont été assez rapides, ce ne fut pas le cas dans les Blondes d’Aquitaine où la qualité et l’homogénéité de la présentation ont sérieusement compliqué la tâche du jury qui a plusieurs fois repris son jugement en allant chercher les points de détail sur tel ou tel animal. Aucune contestation sur le choix de la championne avec une superbe vache blonde d’Aquitaine appartenant à l’Earl les Courlis. Ses consœurs sont une vache parthenaise appartenant au Gaec Rolland Jérôme et une génisse limousine élevée par la Maison Arsicaud.
Des vendeurs et des acheteurs satisfaits
A l’heure de l’ouverture des transactions, la fébrilité était palpable au regard du contexte actuel dans le commerce de la viande. Mais sur ce petit concours, le relationnel des hommes prend tout son sens. La qualité est présente, et le potentiel d’achat est suffisant pour absorber les 87 championnes. Les acheteurs des magasins et les bouchers présents recherchent des produits de terroir pour pouvoir communiquer lors des ventes de Pâques. La « petite » bataille pour les récompenses n’est pas vaine, tant le distinguo dans « l’excellence » est parfois difficile, avouait l’un des membres du jury. Si les prix étaient en retrait sur l’année précédente, dans les travées, on avouait « avoir bien vendu », même si on en espérait « toujours plus. ».
Du côté des vendeurs, c’est également une satisfaction, les professionnels savent la réussite à la mort des Blondes de la région, et pourront servir sans réserve leurs clients. La gamme tarifaire des championnes se situe entre 7 € et 10 € et de 5 € à 6,50 € dans les animaux non classés.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »