L'accord de libre-échange signé fin juin après quatre ans de négociations prévoit que les importations de Nouvelle-Zélande sans droit de douanes se fassent « en quantités limitées » pour certains produits « sensibles », dont le lait.
Selon François-Xavier Huard, directeur général de la Fédération nationale des industries laitières, l'accord « risque de porter un coup fatal à la filière laitière qui n'en demande pas tant », les industriels du lait étant en ce moment en négociations avec la grande distribution pour faire passer des hausses de prix et tenter de répercuter la flambée des coûts de production.
« Surtout, c'est une aberration environnementale », a-t-il fustigé, calculant qu'un simple yaourt « pourra faire 20 000 kilomètres » avant d'arriver au consommateur français.
L'UE est le troisième partenaire commercial des Néo-Zélandais, qui exportent notamment du vin, des fruits et de la viande en l'Europe. Le commerce bilatéral de biens entre les deux représentait environ 8 milliards d'euros en 2021.
De son côté, Wellington estime que l'accord pourrait augmenter la valeur des exportations néo-zélandaises vers l'UE d'environ 1,8 milliard de dollars néo-zélandais (1,08 milliard d'euros) par an d'ici 2035, tandis que les exportations de l'UE vers l'archipel du Pacifique pourraient augmenter jusqu'à 4,5 milliards d'euros par an.
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