Plus globale que l'agriculture de conservation, l'agriculture régénératrice prend en compte l'élevage dans l'écosystème de la ferme. Jérôme Huet, directeur du BTPL, nous en dit plus sur ces nouvelles pratiques.
« Ce terme ne signifie pas qu'on a dégénéré le sol comme on pourrait le croire. L'agriculture régénératrice se positionne à plus grande échelle : l'idée est de travailler au global sur l'ensemble de l'exploitation de façon à limiter l'impact du réchauffement climatique. » C'est ce qu'explique Jérôme Huet, directeur du BTPL qui s'intéresse depuis quelques temps à cette méthode.
« Ça ressemble à l'agriculture de conservation tout en intégrant l'élevage. » L'idée reste la même : maximiser l'activité biologique du sol. Mais chez un polyculteur-éleveur, cela passe par la valorisation des effluents d'élevage, la gestion des prairies dans la rotation, l'utilisation des couverts végétaux, etc.
Améliorer les résultats économiques
« Tendre vers l'agriculture régénératrice, c'est une opportunité économique pour les éleveurs, affirme Jérôme Huet. On y fait la synthèse de tous les indicateurs comme le stockage du carbone, la biodiversité, le bien-être animal, le pâturage... » Plutôt que de prendre ces sujets les uns à côté des autres (en faisant par exemple un diagnostic carbone, puis une évaluation de bien-être, etc.), l'idée est de traiter tous ces sujets de façon combinée.
« Nous venons de monter un groupe pilote dans les Hauts-de-France : une dizaine d'éleveurs seront accompagnés pendant 5 ans pour faire évoluer leurs pratiques dans ce sens. On mesurera les gains (économiques mais aussi en temps de travail), et on notera les difficultés rencontrées. L'objectif étant de communiquer les résultats pour étendre ces pratiques à un plus grand nombre. » Le directeur du BTPL perçoit déjà des diminution d'intrants (engrais, phytos) ou une amélioration des rendements fourragers. Les économies restent à mesurer : il promet des premiers résultats d'ici 2024.
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