Négocié pendant plus de sept ans, l'« Accord économique et commercial global » (AECG) - en anglais Ceta - avait été approuvé par le Parlement européen en février 2017.
Il avait été fortement critiqué, notamment par les éleveurs français, qui craignaient un déferlement de viande à des coûts de revient bien inférieurs aux leurs et avec des méthodes moins strictes que celles auxquelles ils sont soumis encore. Or, pour le moment, les importations en provenance du Canada sont assez confidentielles, a indiqué mercredi la secrétaire générale des affaires européennes, Sandrine Gaudin, lors d'une audition à l'Assemblée nationale.
En 2020, 1 577 tonnes équivalent carcasse ont été expédiées vers l'Union européenne, tandis que l'UE en a exportées 21 000 vers le Canada, contre seulement 1.000 avant l'adoption de cet accord, a souligné Mme Gaudin, en présentant les conclusions du quatrième rapport de suivi du Ceta devant la commission sur les Affaires étrangères de l'assemblée.
La faiblesse des exportations canadiennes s'explique par le fait que « les fermes canadiennes, une quarantaine, susceptibles d'exporter et d'alimenter ces flux, ne sont pas encore en état d'être au niveau des standards européens et de produire en conformité avec les normes européennes », a-t-elle souligné.
« C'est une situation qui perdure après quatre ans de mise en oeuvre » de l'accord, a-t-elle encore affirmé, précisant que la situation pourrait être amenée à changer.
Les députés français ont approuvé l'accord de libre-échange Ceta en juillet 2019 après son adoption par le Parlement européen en 2017. Mais cet accord, très décrié par l'opposition au moment de son adoption, n'a toujours pas été discuté au Sénat.
Sur les deux premières années d'entrée en application du Ceta, les fromages français ont de leur côté connu une progression de 46% des exportations et les vins de 11%, a indiqué mercredi Sandrine Gaudin, sous l'effet de la forte baisse des droits de douane. La crise sanitaire n'a par ailleurs pas stoppé cette dynamique, a-t-elle ajouté.
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