Pour 23 % des Français, le bien-être animal fait partie des trois combats de société les plus prioritaires à mener en France aujourd’hui, révèle une étude Harris Interactive pour les Zooms de l’Observatoire Cetelem. Réalisée en ligne sur un échantillon représentatif de 1 005 personnes, les 1er et 2 septembre, le sondage montre la préoccupation des Français pour ce sujet, cité comme prioritaire en 6e position, derrière l’environnement et la biodiversité (47 %), la lutte contre les violences faites aux femmes (41 %), le droit et protection des enfants (31 %), la lutte contre les inégalités sociales (28 %), la lutte contre les discriminations (25 %).
Dans l’ensemble, les Français ont une mauvaise image du respect du bien-être animal chez les acteurs qui utilisent les animaux (élevages intensifs, centres d’abattage et laboratoires), ainsi que des pratiques traditionnelles comme la chasse ou la corrida. Les personnes interrogées font néanmoins la différence entre élevages dits raisonnés, définis dans l’étude comme mettant en avant l’espace, la bonne alimentation, l’absence de maltraitance, et les élevages dits intensifs. Dans le premier cas, ils sont 66 % à penser que les animaux sont respectés, alors que cette proportion chute à 13 % dans le deuxième cas.
93 % souhaitent un renforcement de la législation
Par ailleurs, 61 % des Français estiment que les pouvoirs publics n’agissent pas assez en faveur des animaux. 93 % des sondés seraient favorables à un renforcement de la législation et parmi eux, 50 % souhaitent un encadrement plus strict des pratiques.
Concernant l’élevage, ils plébiscitent ainsi l’interdiction des pratiques douloureuses lors de l’élevage et l’abattage, comme la castration des porcelets ou le broyage des poussins à 87 %. Ils sont 86 % à demander, sur l’étiquetage des produits issus de l’exploitation animale (viande, volaille, œufs, lait, etc.), une information des consommateurs concernant les conditions de vie de l’animal durant son vivant. 84 % veulent conditionner les financements de la Pac à des élevages favorisant le bien-être animal, et 82 % sont favorables à la fermeture des élevages de visons et autres espèces utilisées pour leur fourrure.
Une préoccupation compatible avec la consommation de viande
Néanmoins, trois-quarts (76 %) estiment que défendre la cause animale n’est pas incompatible avec le fait de manger de la viande, mais la proportion chute à 70 % chez les moins de 35 ans. Si l’arrêt total de la consommation de viande n’est envisageable que pour 32 % d’entre eux, 58 % de ceux qui en mangent ont réduit leur consommation au cours des dernières années.
Enfin, 47 % de la population estime que le bien-être humain ne prime pas sur le bien-être des animaux.
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