« I
l faut remercier les associations de défense des animaux car elles contribuent à la prise de conscience du grand public : ce que nous mangeons dépend des conditions d’élevage et d’abattage des bêtes.
Ceci étant dit, la cause animale est devenue une cause politique. Ce serait une grave erreur de vouloir considérer les animaux comme les hommes, qu’ils soient domestiques, de compagnie ou sauvages. Ils doivent seulement l’être à la juste proportion de ce qu’ils représentent pour nous, ou de ce qu’ils nous donnent. Nous devons évidemment veiller à leur bien-être dans les élevages, en leur évitant les souffrances liées à la faim, la soif, le stress, la douleur et la maladie, et en leur laissant la possibilité d’exprimer les comportements normaux de leur espèce.
D’une part, la population s’est fortement urbanisée au fil des décennies. Et pour la plupart des habitants des villes, les animaux ont disparu du paysage. Le seul contact qu’ils ont gardé avec eux est celui qu’ils ont avec leurs chiens et leurs chats. Ils ne voient désormais les élevages que via les photos ou films destinés à révéler les maltraitances et les infractions à la loi.
En parallèle, nos sociétés modernes ont fait de la mort un tabou, tant pour les bêtes que pour les humains. De manière générale, nous ne supportons plus les images de mort, quelles qu’elles soient. L’abattage des animaux est un sujet d’autant plus sensible qu’il est effectué à la chaîne.
Dans ce contexte, c’est une très bonne chose que les éleveurs s’expriment à nouveau. Les associations de consommateurs ont aussi leur mot à dire. Elles pourraient défendre les aspects qualitatifs et dénoncer la pression des prix, facteur de risques indirect sur les pratiques d’élevage. »
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